Biographie de Henry Fonda

Né le 16 mai 1905 et mort le 12 août 1982, Henry Jaynes Fonda est le père de Jane Fonda et Peter Fonda, et le grand-père de Bridget Fonda.

Commençant sa carrière sur les planches à Omaha, où il suit les cours de Dorothy Brando (la mère de Marlon Brando), Henry Fonda mène une carrière théâtrale de 1926 à 1934. A partir de 1935, il va promener ses grands yeux bleus au cinéma, où sa personnalité de gentil garçon charismatique fera un tabac durant plusieurs décennies.

1940 : Les raisins de la colère
1940 : Les raisins de la colère
Bien que les années 30 soient l'occasion pour lui de s'illustrer dans plusieurs histoires romantiques ou policières réalisées par Victor Fleming, Henry King, Fritz Lang ou encore Raoul Walsh, c'est à travers le western qu'il s'imposera réellement, au cours des années 40. Sous la direction de John Ford, il est Wyatt Earp dans La poursuite infernale (My darling Clementine, 1946) ; sous celle de Henry King puis de Fritz Lang, il est Frank James dans Jesse James (1939) et Le retour de Frank James (1940)... C'est sur cette image de cow-boy sympathique et positif que jouera Sergio Leone en 1969, en lui confiant le rôle à contre-emploi de l'assassin Frank dans Il était une fois dans l'ouest, puis le rôle de l'icônique légende de l'ouest Jack Beauregard dans Mon nom est Personne (1973).

Durant ces mêmes années 40, il s'illustre dans la comédie romantique Eve, et surtout dans Les raisins de la colère (1940), réalisé par John Ford d'après le roman de John Steinbeck, qui vaut à Henry Fonda d'être nominé à l'Oscar du meilleur acteur. Pourtant, il n'obtiendra cette récompense qu'en 1982, juste avant sa mort, pour le film On golden pond de Mark Rydell.

Dans les années 50, son succès ne se dément pas, et on le voit aussi bien chez Hitchcock (Le faux coupable, 1956) que dans le classique réalisé par le tout jeune Sidney Lumet : Douze hommes en colère (1957). Il n'abandonne pas le western pour autant, puisqu'on le retrouve dans The tin star / Du sang dans le désert (1957) aux côtés de Anthony Perkins, et dans l'excellent Warlock / L'homme aux 1969 : Il était une fois dans l'ouest. Notez la passion des couvre-chefs
1969 : Il était une fois dans l'ouest.
Notez la passion des couvre-chefs
colts d'or (1959) avec Anthony Quinn.

Dans les années 60, sa carrière se fait plus discrète, il commence à apparaître à la télévision et tourne quelques nanars. On retiendra tout de même sa présence dans La conquête de l'ouest en 1962, mais son étoile commence incontestablement à pâlir. Les années 70 sont celles, entre autres, du cinéma italien ; malheureusement, Henry Fonda ne tombe pas toujours entre les mains d'un Sergio Leone, et il lui arrive de tourner des horreurs comme Tentacules (1977) ou La grande attaque (1978). Tournant plusieurs téléfilms en 1980 et 1981, Fonda a le bon goût de terminer sa carrière sur A golden pond, un film sensible où il joue avec sa fille Jane Fonda et Katharine Hepburn, et qui lui vaudra comme on l'a vu l'Oscar du meilleur acteur.

Henry Fonda a tourné 105 films et téléfilms au cours de sa carrière, de 1935 à 1981.

Sa vie sentimentale fut mouvementée puisqu'il fut marié cinq fois : trois mariages se terminèrent par un divorce, un par la mort de sa femme et le dernier par sa propre mort.

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