A DECOUVRIR

Biographie de Gérard Jugnot

Né le 4 mai 1951 à Paris, Gérard Jugnot fait partie très jeune de la troupe du Splendid avec Josiane Balasko, Michel Blanc, Thierry Lhermitte, Christian Clavier et Marie-Anne Chazel. Il a rencontré Lhermitte, Clavier et Blanc dès le lycée.

Tandis que leurs pièces cartonnent, notamment Amour, coquillages et crustacés, les membres du Splendid font de petites apparitions au cinéma durant les années 70. Pour Jugnot, ce sera dans Les Valseuses de Bertrand Blier, Le juge et l'assassin de Roman Polanski ou, plus honteux, Dracula père et fils de Edouard En 1982 dans Le Père Noël est une ordure
En 1982 dans Le Père Noël est une ordure
Molinaro. Pour les rendre inoubliables, il faudra réunir les amis dans l'adaptation de leur propre pièce en 1978 : Amour, coquillages et crustacés devient Les Bronzés sous la caméra de Patrice Leconte, et son succès génère une suite dès 1979 appelée Les Bronzés font du ski. Il faudra attendre 2006 pour voir un troisième opus sortir sous le nom Amis pour la vie ; cette suite tardive sera boudée par la critique et décriée par la plupart des amateurs des deux premiers. En 1982, c'est leur pièce Le père Noël est une ordure qui est portée à l'écran sous le même titre par Jean-Marie Poiré ; Gérard Jugnot interprète Félix, le père Noël himself.

Jugnot revient tourner plusieurs fois pour les mêmes réalisateurs : Edouard Molinaro (Pour cent briques t'as plus rien en 1982), Patrice Leconte (Tandem en 1987), Jean-Marie Poiré (Papy fait de la résistance en 1983). Mais il décide également bien vite qu'on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même : dès 1984, il ajoute à ses compétences d'acteur et de scénariste celle de réalisateur, en tournant Pinot, simple flic. Invariablement à l'affiche de ses propres films, Gérard Jugnot fait progressivement évoluer son cinéma de la comédie pure à la chronique douce-amère, posant souvent un regard tendre sur ses personnages et désabusé sur la société : Scout toujours en 1985, Sans peur et sans reproche en En 1994 dans Casque bleu : juste retour des choses
En 1994 dans Casque bleu :
juste retour des choses
1988, Une époque formidable en 1991 (qui marque les débuts du "nouveau Jugnot", et la fin provisoire de sa moustache), Casque bleu en 1994, Fallait pas en 1996, Meilleur espoir féminin en 2000, Monsieur Batignole en 2002, Boudu en 2005 (remake de Boudu sauvé des eaux de Jean Renoir) et Rose et noir en 2009.

Il n'arrête pas pour autant de tourner chez les autres, parfois en compagnie de ses anciens comparses du Splendid, puisqu'on le voit avec Therry Lhermitte dans Les rois du gag de Claude Zidi (1985) et dans Les mille et une nuits de Philippe de Broca (1990), ou avec Christian Clavier dans le remake de L'auberge rouge de Gérard Krawczyk (2007). Avec ces films où il n'est qu'acteur, Jugnot rencontre aussi bien de gros bides (Fantôme avec chauffeur de Gérard Oury en 1996, L'île aux trésors de Alain Berbérian en 2007) que d'énormes succès (Les choristes de Christophe Barratier, 2004). En 2007, il revenait aux Mille et une nuits en interprétant le rôle titre de la mini-série TV Ali Baba. On l'a vu dernièrement dans Musée haut, musée bas avec Michel Blanc, Envoyés très spéciaux avec Gérard Lanvin et le film italien La Sicilienne.

Son fils Arthur Jugnot est lui aussi devenu acteur.

Partager cet article

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Rubriques