Biographie de Francis Veber

Né le 28 juillet 1937 à Neuilly-sur-Seine, Francis Veber se tourne d'abord, en digne petit-neveu de Tristan Bernard, vers l'écriture théâtrale. En parallèle, il rédige également des nouvelles, des romans et des articles de presse. Au début des années 70, il se fait une place de choix au cinéma comme scénariste de comédies, et devient un collaborateur régulier de Georges Lautner (Il était une fois un flic) et Yves Robert (Le grand blond avec une chaussure noire et sa suite). On lui doit également l'adaptation de La cage aux folles, succès théâtral de Jean Poiret. Néanmoins, Veber passe pour quelqu'un d'exigeant et de parfois difficile, et sa relation avec Philippe de Broca sur l'écriture du Magnifique s'avère houleuse.

Après avoir vu sa pièce Le contrat adaptée en 1973 sous le titre L'emmerdeur par Edouard Molinaro (avec Jacques Brel en François Pignon et Lino Ventura en Ralph Milan), Francis Veber décide de passer lui aussi à la réalisation. Le film
s'appellera Le jouet (1976), et sera adapté par Veber de son propre livre ; Pierre Richard y joue un homme offert en cadeau à un enfant capricieux.

Par la suite, le scénariste reprend le dessus sur le réalisateur durant quelques années (il signe notamment Coup de tête pour Jean-Jacques Annaud en 1979), avant que Veber ne décide de mener une carrière à cheval entre la France et les Etats-Unis. Ainsi, après avoir réalisé La chèvre en 1981 avec Pierre Richard et Gérard Depardieu, il s'en va écrire le scénario de la comédie américaine Partners en 1982, puis revient tourner en France les deux autres films Richard-Depardieu (Les compères et Les fugitifs). Plusieurs de ses scénarios font l'objet de remakes américains durant ces années 80, et il assure lui-même la réalisation de celui des Fugitifs (1989).

Au cours des années 90, Francis Veber connaît un coup de mou : il tourne le bide américain Out on a limb en 1992, puis se tourne vers le semi-film d'aventures avec Le Jaguar en 1996 avec un succès mitigé malgré le duo Patrick Bruel / Jean Reno. En 1998, il revient sur le devant de la scène avec son adaptation de sa propre pièce Le dîner de cons, où Jacques Villeret reprend à l'écran le François Pignon qu'il a popularisé sur scène.

Les années 2000 voient l'exploitation du nom "François Pignon" à travers quelques comédies sans grand impact : Le placard (2001), La doublure (2006) et une nouvelle version de L'emmerdeur (2008). En 2003, Veber a testé une nouvelle combinaison comique composée de Gérard Depardieu et Jean Reno dans Tais-toi, avec un résultat décevant.

Voir le dossier Francis Veber, François Pignon et les remakes

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