Biographie de Fernandel

Né le 8 mai 1903 à Marseille, Fernand Joseph Désiré Contandin est le fils d'un chanteur humoristique Sined, qui lui transmet le goût de la scène et du comique troupier. En 1925, il épouse Henriette Manse, dont la mère invente sans le vouloir le futur surnom de son gendre : quand elle le voit, elle s'exclame invariablement "V'là le Fernand d'elle".


Après une carrière d'humoriste et chanteur de scène à la fin des années 20, il se voit offrir un rôle de groom en 1930 dans Le blanc et le noir de Marc Allégret, sur un scénario de Sacha Guitry. Devenant rapidement populaire, il est sollicité par Jean Renoir pour On purge Bébé, puis devient une vedette comique des années 30 grâce à des films comme Les gaîtés de l'EscadronUn de la légion, François 1er, Ignace, Barnabé ou Raphaël le Tatoué. Son accent marseillais, sa bonne humeur et sa personnalité simple font de lui un favori du public. Sacha Guitry, qui fait appel à lui à plusieurs reprises, lui a déclaré : « Moi, on m'admire. Vous, on vous aime. »

Les années 40 sont moins riches en succès, mais Fernandel passe à la réalisation en 1942 pour Simplet, une expérience qu'il rééditera à deux reprises, pour Adrien (1943) et Adhémar (1951).

Dès 1934, il est utilisé par Marcel Pagnol pour incarner des personnages plus subtils, incarnations de la naïveté, dans des films pas forcément comiques : Angèle (1934), Regain (1937), Le Schpountz (1938), La fille du puisatier (1940), Naïs (1945) et Topaze (1951).

En 1951, il rencontre le rôle de sa vie : celui d'un curé italien opposé au maire communiste d'un petit village pittoresque. Il incarnera Don Camillo dans cinq films : Le petit monde de Don Camillo (1951), Le retour de Don Camillo (1952), La grande bagarre de Don Camillo (1955), Don Camillo Monseigneur (1961) et Don Camillo en Russie (1965). Les années 50 voient donc sa popularité remonter en
flèche, et sa filmographie se pimente de quelques zestes d'aventure Technicolor saupoudrés sur ses comédies : Ali Baba et les quarante voleurs (1954), Don Juan (1955), Dynamite Jack (1961). En 1959, il joue l'un des deux personnages principaux de La vache et le prisonnier (devinez lequel) d'Henri Verneuil, situé durant la seconde guerre mondiale.

Au début des années 60, il crée la société de production Gafer avec Jean Gabin. Malheureusement, la décennie est pauvre en rôles mémorables pour un Fernandel diminué par le cancer, et sa carrière s'achève sur le mélancolique Heureux qui comme Ulysse.

Il a eu deux filles et un fils, Franck, qui a connu une brève carrière musicale. Le frère cadet de Fernandel, Francis, est aussi devenu acteur sous le nom de Fransined.

Il meurt le 26 février 1971 à Paris, avant d'avoir pu achever le tournage de Don Camillo et les contestataires, qui sera finalement refilmé avec un nouveau casting.

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