Biographie de Apichatpong Weerasethakul


DR.
Difficile, lorsqu'on s'appelle Apichatpong Weerasethakul, de passer inaperçu au pays des Jean Dupond. Un nom long comme un jour sans pain, aussi casse-pied à écrire (Ctrl V) qu'agréable à dire (si si, essayez), qui devait fatalement marquer les esprits. De fait à Cannes, ce cinéaste et scénariste thaï n'est pas vraiment un inconnu, d'autant que deux de ses films, présentés en leur temps au Festival, y ont suscité l'intérêt. Si le premier, Blissfully yours, se cantonne à la section "un certain regard" (catégorie meilleur film, malgré tout), Tropical Malady remporte le Grand Prix du Jury, en 2004. Tropical Malady qui de fait deviendra son film le plus connu, bénéficiant d'une modeste distribution-salles dans nos contrées.

Né à Khon Kaen en 1970, Apichatpong Weerasethakul s'illustre avant tout dans l'architecture, avant de s'envoler pour Chicago, où l'attend l'Art Institute et un diplôme de cinéma. Ce sera là le point de départ d'une filmographie atypique, humaine, traversée de souvenirs ou d'obsessions personnelles. Une vision parfois expérimentale, qui pousse souvent la comparaison vers David Lynch.

2008 marque son retour à Cannes, mais cette fois, du côté des bancs du Jury. En 2010, il repasse du côté des lauréats, avec son film Oncle Boonmee qui remporte la Palme d'Or.

L'Etat du monde (2008)
Syndromes and a Century (2007)
Luminous People (2007)
Tropical Malady (2004)
Nokia short (2003)
The Adventure of iron pussy (2003)
Blissfully yours (2002)
Haunted houses (2001)
Mystérieux Objet à midi (2000)
Boys at noon (2000)
Bullet (1993)
Wordly desires

Partager cet article

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein cinéma, c'est l'actualité et les critiques de films qui sortent au cinéma, en dvd et en bluray .

Des grands classiques aux films d'actions hollywoodiens. Pas de tabous chez Krinein cinéma, hormis, peut-être, les films français qui sont trop souvent oubliés.

Rubriques