Biographie de Alfred Hitchcock

Né le 13 août 1899 à Leytonstone dans la banlieue de Londres, Alfred Joseph
Hitchcock subit une éducation religieuse stricte. Alors qu'il n'est qu'un enfant, son père l'envoie au commissariat de police avec une lettre, pour qu'il soit enfermé dans une cellule en punition d'une bêtise qu'il venait de faire ; cet épisode le traumatisa et lui laissa une aversion prononcée pour le corps policier.

Au début des années 20, il intègre le monde du cinéma en obtenant un travail de rédacteur d'intertitres. On lui confie la réalisation de quelques métrages dès 1923, mais il considèrera rétrospectivement que son premier "vrai" film est The Lodger, tourné en 1927. Ce mystère policier contient les germes de sa carrière à venir, y compris sa propre présence en figurant, une marque de fabrique qu'il cultivera par la suite sous forme de clins d'oeil de plus en plus appuyés.

Après quelques autres petits films, Hitchcock tourne Chantage (1929), qui deviendra son premier film parlant bien qu'il ait été initialement conçu de façon muette. Les années 30 sont l'occasion pour le réalisateur de prouver son talent au public anglais : Meurtre (1930), L'homme qui en savait trop (1934), Les 39 marches (1935) et Une femme disparaît (1938) sont autant de thrillers palpitants, témoignant de la maîtrise technique et de l'humour noir de celui qu'on n'appelle pas encore le Maître du Suspense.


En 1940, le drame Rebecca inaugure sa carrière américaine ; il obtient l'Oscar du meilleur film et celui de la meilleur cinématographie, mais Hitchcock ne repart pas avec la statuette du meilleur réalisateur. Il ne l'aura jamais, malgré cinq nominations.

Les années 40 sont l'occasion pour Hitchcock de décliner ses thèmes favoris, en faisant appel aux vedettes américaines : Joseph Cotten pour L'ombre d'un doute (1943), que le réalisateur a toujours désigné comme étant son film favori, Cary Grant dans Soupçons (1941) et Les enchaînés (1946), Gregory Peck dans La maison du Dr Edwardes (1945) et Le procès Paradine (1947), James Stewart dans La Corde (1948), qui est à la fois le premier film en couleurs d'Hitchcock et l'occasion pour lui de s'essayer à l'usage de très longs plans-séquences. En 1949, il réunit Joseph Cotten et Ingrid Bergman dans Les amants du Capricorne.

Les années 50 voient éclore quelques-uns de ses meilleurs films : L'inconnu du nord-express (1951), Le crime était presque parfait (1954, tourné en 3D), Fenêtre sur cour (1954, avec James Stewart), La main au collet (1955, avec Cary Grant), L'homme qui en savait trop (1956, remake de son propre film de 1934), Le faux coupable (1957, avec Henry Fonda) Sueurs froides - Vertigo (1958, avec James Stewart) et La mort aux trousses (1959, avec Cary Grant) ; plusieurs de ces films mettent en scène Grace Kelly, l'archétype de la blonde glaciale hitchcockienne. En 1955, il lance sa série télévisée Alfred Hitchcock présente, une anthologie d'histoires de suspense dont il présente lui-même les épisodes, dans de petites mises en scène absurdes ou morbides ; sept saisons verront le jour.


En 1960, il fait connaître Anthony Perkins grâce au célèbre Psychose, qu'il tourne en noir et blanc avec un budget modeste ; la campagne promotionnelle et le bouche-à-oreille répandent l'idée que le film est insoutenable, une image qu'il continuera à se balader durant des décennies, malgré l'arrivée de concurrents autrement plus graphiques. Les années suivantes marquent une baisse de cadence pour Hitchcock, qui réalise tout de même Les oiseaux en 1963, le décevant Pas de printemps pour Marnie en 1964, et les films d'espionnage Le rideau déchiré et L'étau.

Dans les années 70, il ne réalise que deux thrillers, divertissants mais pas à la hauteur de sa carrière : Frenzy en 1972 et Complot de famille en 1976. Il meurt le 29 avril 1981 à Bel Air, Los Angeles.

Il a été marié de 1926 à sa mort avec Alma Reville, avec qui il a eu une fille, Patricia Hitchcock.

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