5/10

Best of the Best

Un des rares films qui vous montreront des combats de taekwondo plutôt bien orchestrés. Malheureusement, le scénario est pénible et s'il reste rigolo par moments, c'est quand même de la série Z.

Bruce Lee, pionnier des arts martiaux au cinéma (dans nos coins reclus) fut une bénédiction pour tout un genre cinématographique inconnu en occident dans les 70's. En plus de ses quelques films cultes et en parallèle du développement de sa propre discipline, il fut surtout un des premiers à nous offrir les secrets de l'asie à contre-courant de la tradition protectionniste de tous ces arts qui peuplent aujourd'hui, sous des formes si variées, les salles de gym. Bien sûr, avec un tel engouement nous avons également eu droit à un nombre incalculable de films de baston catégorisés entre B et Z. Parmi ces derniers, la crème de la crème existe pourtant, et ce parfois malgré les emballages un peu frustes de l'époque. Au milieu de la foule de dérives que le mouvement a créé, c'est Best of the Best qui retient aujourd'hui notre attention car le film est un des premiers à parler de taekwondo
dignité que l'on pourrait trouver dans le script. Les flashbacks interminables font particulièrement mal aux yeux et atteingnent le paroxysme du traumatisme crânien à de nombreuses reprises. Il n'en reste pas moins que le personnage de Tommy Lee, au contraire des autres deux guignols qu'on ne recroisera pas devant la caméra  et  de Chris Penn (le frère de Sean), ressort de cet échantillon de gaillards comme le personnage le plus profond. Il enterre donc ainsi toute possibilité pour la star supposée du film de paraître sous son meilleur jour.

En effet ici, Eric Roberts reste plat tout en déchaînant des émotions relativement mal jouées. Heureusement le bon esprit du film nous donne des moments de bonheur, comme les nombreuses scènes comportant le fameux Chris Penn dans le rôle du bouffon bourrin de service. La scène de bagarre dans le bar texan est particulièrement amusante, ainsi que tout un tas d'instantanés comiques qui parsèment un scénario pourtant pénible à parcourir. Au final, ce sont bien ces moments qui apportent l'équilibre, et non les multiples inserts de scènes d'entraînement filmées en clair obscur pour nous vendre le glam de l'époque à travers de nouvelles musculatures héroïques. Les scènes de baston sont quant à elles bien faites. On a peu l'impression de se faire rouler pour le coup, ce qui est au bout du compte le thème principal pour le public visé. Et d'ailleurs cela marche plutôt pas mal puisque l'équipe se retrouvera par la suite dans trois autres épisodes.

L'un dans l'autre c'est un bon divertissement. Pas aussi amusant qu'un bon Van Damme ou punchy comme un Steven Seagal, mais au moins ce grand sport qu'est le taekwondo est à l'honneur et les personnages sont frais. Si seulement John G. Avildsen s'y était collé. Mais bon, il était occupé à nous parler de boxe et de karaté.

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