2/10

Batman & Robin

« C'est quoi une chauve-souris avec une perruque.. ? Une souris ! »

C'est avec une certaine tendresse que j'ai décidé de vous parler de ce film, car dans mon esprit il y aura toujours l'AVANT et l'APRES Batman & Robin. AVANT, j'aurais au moindre film de daube pouffé un mouais dédaigneux et l'aurait oublié illico. Mais Batman & Robin m'a révélé un amour tout particulier pour les Beowulf, Mortal Kombat Total Annihilation, Gamer, et toutes ces autres petites perles si décriées qui pourtant ont leur charme. Incontestablement, Batman & Robin en est un des plus beaux fleurons.

Un nouvel ennemi règne sur Gotham City. Freeze (Arnold Schwarzenegger), un éminent docteur en biologie gravement atteint depuis une expérience malheureuse, projette de recouvrir la ville sous une épaisse couche de glace. Batman (George Clooney) & Robin (Chris O'Donnell), le célèbre duo de justiciers, doivent tout faire pour l'empêcher d'atteindre son noir dessein...

Quatrième épisode de la chauve-souris humaine, après deux opus de Tim Burton très réussis, et un autre de Joel Schumacher un peu en-deça mais plus que potable. Schumacher reprend du service, et Clooney succède à Val Kilmer dans le rôle du milliardaire latéxisé qu'est Bruce Wayne. Et autant en maître de maison plein aux as, le docteur Ross est crédible, autant en chauve-souris cela devient carnaval. Chris O'Donnell reprend également du service, en devenant le bras droit officiel de Batman. La petite nouvelle, c'est Alicia Silverstone, qui va devenir incessamment sous peu Batgirl.

Batman & Robin, ce n'est pas une histoire mais un festival de blagues et jeux de mots absolument jouissifs, surtout sur le caractère glaciaire de l'ami Freeze. Citons "Je crois que j'ai jeté un froid", "tu me mettras au frais plus tard", "Refroidir les ardeurs", impossible de toutes les citer tellement il y en a. Même chose pour Poison Ivy (Uma Thurman), la nouvelle super-méchante mi-femme mi-mauvaise herbe. Un festival que je vous dis. Ajoutons une série de répliques nominées dans la catégorie "Phrases les plus niaises", comme "Salut Freeze, je suis Batman !" (En anglais "Hi Freeze, I'm Batman" et en italien "Tchao Freeze, Sono Batman", magie du DVD !).
Niveau crédibilité, cela devient n'importe quoi. Monsieur Freeze ne trouve rien de mieux que de s'échapper en fusée pour mieux l'abandonner, présence de Elle McPherson en la personne de la petite amie de Bruce (totalement inutile ici), Barbara (Alicia Silverstone) passe ses nuits à faire des courses de motos et décide dès qu'elle aperçoit la batcave de faire don de soi à la justice, chose plus que facile puisque Alfred le majordome a déjà tout prévu, et cela avant qu'il ne soit mourant. Mon dieu, j'ai failli oublier de parler d'Alfred !
Alfred est la perle introuvable, le véritable trésor de Bruce Wayne. Imaginez : il fait la lessive, la bouffe, le ménage, tout ça dans un immense manoir, mais en plus (et pour garder le secret absolu) il creuse la Batcave, construit et répare les Bat-véhicules, aménage le repère, fabrique les costumes et les accessoires, se prend la tête à installer des alarmes qui ne servent à rien, crée un double virtuel de lui pour parler à sa fille (!), en un mot il fait tout ! D'ailleurs, dès que Alfred est cantonné à son lit, on voit de suite le bordel noir que devient le manoir (cf. la fin).
Un petit retour vers le scénario. Batgirl, une fois dans son costume, commence à dévoiler beaucoup de choses. Utilisation des accessoires à la perfection, techniques de combat - gymnastique de professionnel, et permis de conduire des Bat-Véhicules. Rapide, efficace, pour pas s'embarrasser de détails. Et ce trio instoppable prend aussi le temps de changer de costume entre deux bastons histoire de faire plus couleur locale.

Batman & Robin est LE film de daube, celui qui a été, qui est, et qui sera, un mélange on ne peut plus excitant de baston, blagues, aventures, absurdités, de couleurs chatoyantes. Un culte devrait être voué à la personne d'Alfred, véritable dieu vivant sans qui Batman serait bien embêté.

Un DVD à la mesure du film. Une image correcte, un son 5.1 qui casse pas vraiment des briques (Français, Anglais, Italien), et comme bonus vous n'aurez droit à rien. Pourquoi se priver à 14 euros 90 ?

A découvrir

Hollywood ending

Partager cet article
A voir

Lilo & Stitch

A propos de l'auteur

4 commentaires

  • Anonyme

    13/05/2003 à 00h00

    Répondre

    Ce film est vraiment moisi. Batman retourne avec ce film au niveau de la série débile d'adam west c'est un film trop gamin pour être vu.

  • pastis-mirabelle

    11/01/2008 à 10h09

    Répondre

    Le seul point positif de ce film par ailleurs parfaitement merdique est la présence dans la BO de la chanson The Everlasting Gaze, des Smashing Pumpkins. J'adore les Smashing Pumpkins.

  • Wax

    11/01/2008 à 10h44

    Répondre

    En fait la chanson c'est The End Is The Beginning Is The End, alors que The Everlasting Gaze est une autre chanson sortie plus tard sur l'album Machina.


    N'empêche qu'effectivement, contrairement au film, la chanson des Smashing est plutôt pas mal (loué soit Billy Corgan pour ces 2 chefs d'oeuvres que sont Siamese Dream et Mellon Collie, amen )

  • pastis-mirabelle

    14/01/2008 à 13h01

    Répondre

    Oups, j'ai inversé les deux titres... merci Wax !


    Je prends 5 min pour communier sur Siamese Dream et MC&IS avec toi. J'ai même bien envie d'y rajouter Zeitgeist, même si le style est radicalement différent. J'en posterai une Kritique quand j'aurai un peu de temps devant moi.


    N'empêche, George Clooney en Batman, c'est comme si Chuck Norris jouait un rôle sentimental, lui qui a un jeu si expressif... 

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein cinéma, c'est l'actualité et les critiques de films qui sortent au cinéma, en dvd et en bluray .

Des grands classiques aux films d'actions hollywoodiens. Pas de tabous chez Krinein cinéma, hormis, peut-être, les films français qui sont trop souvent oubliés.

Rubriques