Bande-annonce : The Corpse Bride (Tim Burton)

Réalisé par Tim Burton et Michael Johnson, The Corpse Bride (ou les Noces Funèbres en VF) reprend la même technique (du stop motion) que pour L'étrange Noel de M. Jack (The Nightmare Before Christmas). Les personnages principaux sont doublés par Johnny Depp et Helena Bonham-Carter, les rôles plus secondaires par Albert Finney, Richard Grant, Joanna Lumley, Emily Watson et Christopher Lee. Quant à la musique, elle est signée par Danny Elfman, un compagnon de travail de vieille date de Burton.

Synopsis :
Au 19ème siècle dans un village d'Europe de l'Est, Victor (Johnny Depp) découvre le monde de l'au-delà, après avoir épousé involontairement le cadavre d'une mystérieuse mariée (Helena Bonham-Carter) alors que sa vraie fiancée (Emily Watson) l'attend désespérément dans le monde des vivants. Alors que la vie dans le monde des morts s'avère plus colorée que l'éducation victorienne très stricte du jeune homme, ce dernier apprend que rien dans ce monde, ni l'autre, ne peut le tenir éloigné de son vrai amour.

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Sortie française : 14 décembre 2005

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31 commentaires

  • Veterini

    07/07/2005 à 22h42

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    Et ben, et ben
    vivement que ça sorte.

  • Anonyme

    22/10/2005 à 16h40

    Répondre


    Voilà, en multipliant ça autant de fois que possible, vous obtenez mon point de vue sur ce film à la première vision, puis aussi à la deuxième (non je ne l'ai pas vu une troisième fois...).
    J'ai donc attendu l'apparition de la VO (dire qu'ils ont fait une avant-première en diffusant [i]The Nightmare before Christmas...*sigh* Pourquoi les ont-ils passés en VF hein ? J'y serais allée sinon... ) pour aller savourer Tim Burton's Corpse Bride.
    Bon que j'ai adoré n'étonnera personne...Maintenant pour l'avis argumenté ça va être plus difficile tant tout cela repose sur des impressions, des sensations et du rêve mais on va essayer quand même. ^^

    Dès les premières notes et les premières images sur le mouvement souple de Victor qui esquisse des courbes sur une feuille de livre on est plongé dans une perfection qui ne se démentira pas (comment ça il faut être objectif, rien ne peut être parfait ? )
    Burton est de retour, pour notre plus grand plaisir.
    Je n'aurais jamais cru dire ça d'un papillon un jour mais toujours est-il que ce dessin du papillon évoque l'onirisme (notons que le bleu du papillon est l'une des couleurs les plus vives du monde des vivants).

    Déjà la virtuosité (si, si) du (des) réalisateur(s) intervient suivant à la perfection le vol du papillon. Le mouvement mécanique du balayeur, calqué sur le balancier des horloges dans la vitrine contraste avec la légèreté et la liberté du papillon qui s'est engagé dans un ballet fluide avec la caméra (d'ailleurs j'ai rêvé ou il se pose bien sur une des lettres du générique ?).

    Arrive alors le premier monde des vivants : celui de la famille de Victor, les poissonniers, dont l'occupation passionnante semble se résumer au découpage de poissons, toujours selon le même mouvement, auquel seul le chat est attentif. Cette routine est coupée par la répétition du mariage. Deux familles sont mises en parallèle : les parents respectifs sont rapprochés par leur leitmotiv "according to plan" même si les mélodies de leurs chansons sont un (tout) petit peu différentes. Leur souci des apparences, de l'image qu'a la ville d'eux et l'appât du gain les réunit dans un quatuor où même les chants finissent par se mêler, d'abord en alternance puis dans un tutti final pour un dernier "according to plan".
    A côté de cela, les deux jeunes gens, portant le même prénom, partagent également les mêmes préoccupations : vont-ils se plaire, et si non comment faire ?

    La seule poésie de ce monde terne, morne et gris vient de Victor. Après le dessin du papillon, le voilà devant le piano. D'abord hésitant, il esquisse une mélodie aiguë avec sa main droite avant de s'installer complètement. La main gauche amorce l'accompagnement, bientôt rejointe par la mélodie principale, dans un ton plus grave qu'au début. La mélancolie de ce morceau contraste avec la discordance de «According to plan» et s'accorde parfaitement à l'inquiétude qui oppresse Victor et Victoria.

    La fuite de Victor le conduit dans une forêt brumeuse qui n'est pas sans rappeler celle de Sleepy Hollow, voire, dans une moindre mesure de Big Fish (mais pourquoi ressent-on toujours le besoin de comparer, comme s'il fallait à tout prix trouver des ressemblances ???).
    Le bleu domine, dans un dégradé plus ou moins foncé, rompu par la neige blanche et les arbres morts.
    L'arrivée spectaculaire de la mariée marque la première rencontre entre les deux mondes.
    Leurs retrouvailles sur le pont renforcent l'idée du spectateur de visiter parfois un monde "gothique" ('parait que le mot est obligatoire quand on parle de Burton), dont l'église lointaine est une résonnance. Même le public est entraîné dans le [b]tourbillon inquiétant crée par la Mariée suivant la phrase "you may kiss the bride". Les corbeaux, le travelling circulaire, et les mains de la Mariée se refermant sur Victor suggèrent l'idée d'un envoûtement tellement intense que le garçon s'évanouit (comment ça c'est parce qu'il a peur ?).

    Le monde des morts fait alors son entrée dans le film, entrée spectaculaire. D'abord parce que les morts semblent davantage se préoccuper de l'état de Victor que les vivants (qui le voyaient comme un outil d'ascencion sociale, un coupable de ne vouloir se marier, ou un sujet d'information qui fait vivre). Ensuite parce que, comme Figo le fait remarquer, Tim Burton inverse les associations traditionnelles de couleurs : le monde des morts, contrairement à celui des vivants, est coloré (mauve, bleu, rouge, vert fluorescent, le bleu magnifié de la Mariée étant à mon sens différent), joyeux, les morts boivent, chantent, dansent, s'amusent quand les vivants sont occupés avec une image.
    Même la chanson, racontant l'histoire tragique d'Emily est gaie, rythmée, variée, un peu jazzy par moments (les squelettes se transformant en instruments de musique) et on sent que Danny Elfman s'en donne à coeur joie dans son interprétation.

    Cette opposition se retrouve aussi dans le parallèle entre les deux mariages : celui de Victoria avec Lord Barkis, d'une tristesse sans égale (outre le fait que Victoria réagit comme un pantin, les invités ne parlent même pas à la réception), face à celui de Victor et Emily, suivis en grande pompe par tout le monde des morts qui veulent participer, dans un choeur qui n'est pas sans rappeler l'enthousiasme de "making christmas" dans Tim Burton's Nightmare before Christmas. Le gâteau énorme fabriqué en quelques secondes est complètement disproportionné en regard de celui des vivants.

    Pour insister sur cet écart entre les deux mondes, je reviens sur la mélodie de Victor au piano (aaaaaaah cette scène ). Je la qualifiais de mélancolique dans sa première interprétation, qui a lieu dans le monde des vivants.
    Elle revient dans le monde des morts, transformée. Le solo est devenu duo[/b], dans une composition spontanée à quatre mains, reprenant d'abord "Tears to shed" (magnifique passage porté par la voix douce de Helena Bonham Carter dont on se demande toujours si les sons vont sortir, tant elle semble fragile . C'est d'abord Emily qui donne le ton, Victor reprenant la mélodie quelques octaves au-dessus puis le jeune homme prend l'initiative de les réunir dans un morceau plus énergique et rythmée qui n'est autre que son solo de piano du début, effectué plus rapidement et plus "joyeusement".

    Cette scène tenderait à nous faire réunir Emily et Victor.
    Mais malgré un pied de nez énorme au pasteur (et une réminiscence de "you shall not pass" cette fois dit par Saruman...enfin Christopher Lee) repris à l'ordre parce qu'il est bruyant dans l'église, l'union des deux mondes ne se fera pas, sans doute trop de différences les séparant.
    Emily pourra quand même reposer en paix, vengée, s'envolant lyriquement en un nuage de papillons blancs, après avoir transmis son bouquet à Victoria. Cette fin douce et mélancolique interdit aux deux mondes de se réunir complètement, mais suggère qu'une entente est possible (comme dans la scène de l'invasion des morts. Menaçants, ils ne cherchent finalement qu'à retrouver leurs parents vivants et c'est joyeusement que tout ce petit monde se dirige vers l'église).

    Et tout ça pour dire que c'est un chef d'oeuvre, tout simplement. Oups, arguments ? Euh non...J'aime, sans modération. Désolée.

    (Plus une allusion à Charlie and the Chocolate factory[/i] quand Johnny Depp bute sur le mot "married" comme il butait sur "parents").

  • nirnaetharnoediad

    22/10/2005 à 19h11

    Répondre

    (Plus une allusion au court-métrage Vincent quand le papa de Victoria se trompe et appelle Victor Vincent.

    Plus une allusion à Nightmare before Christmas quand tout plein de morts enlèvent leurs têtes ("And since I'm dead I can take off my head..."))

    Mais, quand même...

  • Anonyme

    22/10/2005 à 21h28

    Répondre

    Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!

    Et chaque fois que j'entends [i]According to plan, il y a un passage qui me fait irrésistiblement penser à This is Halloween.
    En fait, je me trompe peut-être mais quand j'entends «To the costume balls /In the hallowed halls », j'ai l'impression (surtout dans l'accompagnement) d'entendre «In this town, we call home». Enfin bon, c'est peut-être aussi parce qu'(in)consciemment je recherche toujours des détails qui ressembleraient aux travaux antérieurs.
    (Personnellement, je trouve ça assez impressionnant d'être toujours capable d'être en un univers connu, tant d'un point de vue visuel que sonore, tout en ayant l'impression de voir quelque chose de nouveau. ^_^).

    Comme tu le dis nirna, Vincent, ça ne peut pas être un hasard. Burton s'amuse aussi à laisser des pistes comme ça (Johnny Depp qui coupe le ruban de la chocolaterie avec la paire de ciseaux dans la continuité de sa main, comme s'il était de nouveau Edward).
    De même, le monde des morts est par certains côtés très proche de Tim Burton's Nightmare before christmas (sans doute à cause de la joie qui y règne).
    Burton est le seul réalisateur de qui j'arrive à me dire à (presque) chaque nouveau film que c'est mon préféré. Incomparable pour Corpse bride[/i]. Il efface tous les autres pendant 1h15 et après. Je veux le revoir. Je veux le DVD, je veux l'entendre, le voir, encore et encore...

    Ah là là...

  • schiste

    23/10/2005 à 01h58

    Répondre

    Corpse Bride ne se raconte pas.... Corpse Bride se ressent...


    c'est tout ce que je dirait de ce poeme

  • Jade

    24/10/2005 à 16h20

    Répondre

    Un superbe film, qui sort en plus peu après Charlie et la Cohocolaterie, ce qui fait qu'on aura eu droit à deux Burtons en moins de 3 mois cette année . Retour aux sources en plus, alors que les deux derniers (Big Fish et Charlie, donc) laissaient à croire une évolution dans le style.
    C'est graphiquement très très impressionnant, à tel point que je suspecte Burton d'avoir ajouté un peu d'images de synthèses dans ses marionnettes, pour les décors au moins. N'empeche que tout s'enchaine superbement, et l'ambiance rappelle forcément Nightmare Before Christmas.
    Et tac, la comparaison est obligatoire, mais bon au final, les deux films sont assez différents pour qu'aucun ne souffre la comparaison.

  • Anonyme

    24/10/2005 à 18h08

    Répondre

    Je ne reviens pas sur l' "évolution dans le style" parce qu'à mon avis on pourrait en débattre des heures...
    En revanche, comme on disait avec mon meilleur ami, on peut noter le fait que les personnages marginaux, en marge de la société souvent décrits par Burton revendiquent maintenant leur marginalité au lieu de se terrer dans un château pour prendre l'exemple d'Edward...
    Dorénavant ce sont ces personnages hyper-sensibles (je fais court, j'ai cours justement...) qui semblent la "norme" et les autres qui choquent par leur discordance.
    Enfin je vois ça comme ça...

    Jade a dit :

    C'est graphiquement très très impressionnant, à tel point que je suspecte Burton d'avoir ajouté un peu d'images de synthèses dans ses marionnettes, pour les décors au moins.
    Hmmmm...en théorie c'est stop-motion jusqu'au bout. En revanche, ils ont utilisé des appareils photos numériques...
    En gros ils tournaient de l'ordre de une à deux minutes par semaine...
    Peut-être qu'il y a eu des ajouts numériques...mais ça reste à vérifier et si c'était le cas ça ne représenterait pas grand chose.

    La comparaison s'impose parce que les techniques sont les mêmes, que graphiquement les personnages de Sally et de Emily peuvent se ressembler (et qu'elles enlèvent chacune un bras, une jambe et les remettent comme si de rien n'était ^^). Si on ajoute à cela les couleurs du monde des morts et la joie qui y règne comme dans Halloweentown, difficile de ne pas comparer. Mais pas nécessaire en effet.
    (Vous savez quoi ? Le film s'apprécie encore plus à la troisième vision... )

    Edit :
    Tim Burton dans une interview a dit :

    Pour la partie sur les images de synthèse, on en utilise quelques fois sur les effets de particules (sourire, papillons, etc), parfois sur le voile, mais tous les mouvements des personnages que vous pouvez voir sont du pur stop-motion.

  • gyzmo

    26/10/2005 à 19h04

    Répondre

    encore une fois, je suis ressorti charmé par une uvre estampillée Burton.

    du talent à revendre, voilà les termes qui narrêtaient pas de revenir sans cesse dans mon crâne à chaque mouvement de personnage, chaque nouveau plan, chaque trucage, chaque accompagnement musical.
    je ne reviendrai pas sur lanalyse filmique teintée d'une subjectivité dévorante dAbby (cest pas commun davoir ce genre de commentaire ! ) et les passerelles qui sont dressées entre les différentes productions de Tim Burton. je me range complètement du côté des avis qui soulignent la cohérence troublante du monde imaginaire de ce rêveur, touchant et halluciné, qui ravive avec joie le Grand Ecran bouffé par la monotonie visuelle. avec lui (et grâce à ce genre dartistes), il y a toujours lespoir dêtre émerveillé au cinéma. et Burton et son équipe font souvent mouche.

    en vrac*, les éléments que jai trouvé fabuleux :

    dabord, un design unique. jadore ce style élémentaire et caricatural, qui surprend dans ses silhouettes, allonge démesurément, disproportionne avec élégance, croque et définie une personnalité seulement en quelques petits détails faciaux. on pourrait presque reproduire sur papier les visages des principaux protagonistes tellement Burton et ses designers sont allés à lessentiel. et à partir de cette simplicité physionomique, les nombreuses animations faciales et comportementales parviennent à transformer linerte en vie ! tout cela avec beaucoup de pertinence et de grâce !

    cest dautant plus remarquable que nous nous trouvons en face dun film danimation réalisé en grosse partie à la manière de Ray Harryhausen (le Big Boss de la stop motion, le responsable des fx de [i]Jason et les Argonautes, ou le Choc des Titans) , image par image, avec des figurines articulées et des heures et des heures danimation où une simple petite erreur de manipulation dans un mouvement implique parfois de tout reprendre à zéro (pas comme en infographie 3D où la prévisualisation et la modification des "clés danimation" favorisent la rapidité de ce genre de travail).
    le résultat est bluffant et je comprends combien il est difficile de croire quil ne sagit pas dimages de synthèse.

    cela dit, et comme le confirme Burton, son film a tout de même bénéficié des technologies actuelles, notamment au niveau des trucages. de toute façon, même s'il avait utilisé plus de synthèse, ça ne serait pas trop grave : la synthèse, ce n'est pas sale .

    et en dehors des particules (feu, fumée, poussière, filets de lumière), jai aussi un gros doute au sujet des plans comportant les nuées de papillons ou de corbeaux virevoltants (qui rentrent de toute façon, suivant le jargon des infographistes 3D, dans la gestion des particules complexes). ou alors, les animations respectives de chaque bestiole ont été réalisées à part, image par image, puis dupliquées et assemblées entre elles suivant la technique dincrustation numérique dans les scènes correspondantes. mais là, je suis probablement en train de fantasmer sur la méticulosité maladive de Burton et consort.
    et si vraiment ces séquences sont de la stop motion, je veux bien vendre mon âme à la grande faucheuse !

    en parlant de monsieur Mort, je trouve partiellement habile la manière dont Burton sapproprie et détourne certaines représentations que lon peut avoir de lau-delà, des figures mythiques, toutes ses casseroles recouvertes de poussière et qui traînent bruyamment derrière nos idées reçues.

    la critique de Figo évoque bien cette volonté de bousculer un peu les conventions, faire péter la couleur, nous amener à percevoir autrement et avec humour (pas toujours subtil et novateur, il faut le reconnaître) des zones généralement sombres et repoussantes. depuis Edward, je perçois Burton comme un briseur de chaînes, ou plutôt un alchimiste qui transforme le charbon en diamant, un découvreur de talent qui met en lumière une faiblesse pour la rendre force. la démarque nest pas facile, impertinente dirons certains, mais tellement excitante !

    mais pour parvenir à sa fin, il faut en contrepartie payer le prix de la caricature traditionnelle (et susceptible de blaser le spectateur que je suis). pour quun être fragile sorte du lot, il faut le confronter à la cruauté environnante. et là, cest délicat car le Burton se met clairement du côté de son personnage, laide à se révéler, et son devenir risque déchapper à la surprise. cest ce que jai ressenti face au film de Burton : héros adorables quon sait quils vont sen sortir, méchants très méchant quon sait quils vont pas sen sortir. le schéma na rien de surprenant. un peu trop "gnan, gnan", même.

    pour sortir un peu des références entre les différents films de Burton, je nai pas lu la version originale du conte russe, mais lhistoire ma également fait penser au coup de foudre à la Roméo et Juliette, décalqué sur du Alice aux Pays des Merveilles. tout cela, marinant dans une ambiance halloweenesque de saison qui, personnellement, me donne envi de me pendre

    mais bon, la mise en scène est tellement excellente quil aurait été dommage que je marrête à ces petits défauts pour déprécier la grande qualité artistique du film, que jestime, à sa juste valeur, incontestable.
    les éclairages, les animations, les mouvements de caméra, les musiques dElfman ! la poésie visuelle se dégage dans la plupart des scènes et le frisson est au rendez-vous : le mariage accidentel, superbement agencé ; la communication exclusivement musicale entre Emily et Victor via les touches dun piano, avec leurs attitudes et expressions trop mignonnes ; la rencontre des vivants et des morts, hilarants et super émouvants (rahhh !, j'ai trop envi de le revoir en citant ces moments, dites !)

    bref ! tout ça pour dire questhétiquement et émotionnellement, le boulot abattu dans Corpse Bride[/i] est à tomber ! vivement le prochain film danimation de Burton.



    *oups, je pensais pas en dire autant, pardon
    (et encore, je l'ai vu qu'une fois pour le moment, et en version française^^)

  • schiste

    26/10/2005 à 19h17

    Répondre

    Je crois qu'il y a un clin d'oeil a chacun de ses précédents films ...

    Sleepy Hollow peut etre que je vois pas, et apes planet (mais ca c'est normal)

  • gyzmo

    26/10/2005 à 19h26

    Répondre

    schiste a dit :
    Sleepy Hollow peut etre que je vois pas

    la coiffure à Victor, c'est la même qu'Ichabod (Johnny Depp) et Victoria ressemble beaucoup à Katrina (Christina Ricci)

  • Anonyme

    26/10/2005 à 19h45

    Répondre

    Gyzmo, tu sors. Alors tu écris un message magnifique et tu casses tout là...

    Les papillons aussi font partie des images de synthèse, sinon on devrait encore attendre 40 ans avant la sortie du film en effet.

    L'ambiance "halloweenesque" est rendue possible par les incursions dans le monde des morts, et les couleurs qui y figurent, là où Burton reconnait s'être inspiré du point de vue mexicain sur la mort (avec les petites figurines et tout ça, comme on voyait tous les ans en cours d'espagnol... :houhou, et sans doute aussi en raison des similitudes qui peuvent se trouver entre [i]Nightmare et Corpse Bride.
    Mais de là à se pendre...voyons, c'est disproportionné...

    Je ne connais pas le conte russe original, et je pense que c'est une erreur.
    Personnellement j'aurais souhaité de tout coeur que Victor épouse Emily (tellement plus belle et "construite" que Victoria) mais cela ne figurait sans doute pas dans le conte original. ^^ Auquel cas Burton n'aura pas souhaité s'en éloigner. Ce n'est qu'une hypothèse.

    En revanche, j'aimerais des précisions sur le coup de foudre que tu décris. (désolée)
    Parce que je ne trouve pas qu'il y ait un réel "coup de foudre". Victor et Victoria ne se connaissent pas et semblent s'apprécier à leur première rencontre et s'il y avait un coup de foudre de leur côté, la relation de Victor avec Emily ne serait pas si ambiguë me semble-t-il.
    Et si Victor tombait amoureux d'Emily par coup de foudre, il ne retournerait pas voir Victoria...Or, il ne songe à épouser Emily que lorsqu'il est évident qu'il ne peut plus épouser Victoria parce qu'elle est mariée à Lord Barkis...


    Mais c'était juste pour pinailler (comme d'habitude... )
    Il faut le voir en VO, pas en VF...

    Schiste > concernant la référence à Sleepy Hollow, je pensais à la forêt en mettant les références à Nightmare[/i] ailleurs...mais il y en a peut-être une autre qui m'a échappée...
    Bon allez, ce soir, lors de ma 4ème vision du film en VO (oui, quand on aime on ne compte pas, je sais... ), je vais essayer de voir si j'en trouve une autre.

    Edit : Spoilers rétablis...désolée.

  • gyzmo

    26/10/2005 à 20h15

    Répondre

    Abby a dit :
    Mais de là à se pendre...voyons, c'est disproportionné...

    je me suis mal exprimé : c'est Halloween qui me donne envi de me pendre, pas le design folklorique du film de Burton^^.

    En revanche, j'aimerais des précisions sur le coup de foudre que tu décris.

    je parle pas d'une mise en scène fulgurante où un éclair fracasse les personnages (Victor / Victoria, rien que le choix des prénoms soulève le voile de l'âme soeur) mais Burton induit cette attirance, je crois, de manière explicite...
    suite à sa fuite du monde des morts, dans la chambre de Victoria, Victor exprime clairement à la demoiselle son amour. elle en fait autant. je crois me souvenir d'un dialogue exprimant l'idée d'âme soeur. et ils ne se connaissent que depuis quelques heures ! bon, je sais que quand on est tout seul et tout, on est plus sensible à tomber foudroyeusement amoureux d'un(e) inconnu(e), mais quand même, la déclaration est rapide, je trouve et seul le coup de foudre peut engendrer une telle dévotion... qui perdure jusqu'à la fin.


    Mais c'était juste pour pinailler (comme d'habitude... )
    Il faut le voir en VO, pas en VF...

    c'est pour cela que je ne me suis pas trop exprimé sur les partitions chantées (que j'ai trouvé moyennes). mais j'avais pas le choix cette fois-ci, entourage assez jeune (et allergique aux sous-titres) oblige. toute façon, j'irai le revoir en VO

  • schiste

    26/10/2005 à 20h36

    Répondre

    tu l'as vu en VF

    infmaie, hérésie... va le voir en vo tu seras subjugé par les chants

  • gyzmo

    26/10/2005 à 20h43

    Répondre

    arrêtez de me culpabiliser heu !
    j'avais pas le choix

    (j'aurai préféré le voir en version Russe, même, avec le texte original sur les genoux, si j'avais eu la possibilité d'imposer ma volonté égoiste )

  • nirnaetharnoediad

    27/10/2005 à 08h05

    Répondre

    Abby a dit :

    Personnellement j'aurais souhaité de tout coeur que Victor épouse Emily (tellement plus belle et "construite" que Victoria) mais cela ne figurait sans doute pas dans le conte original. ^^ Auquel cas Burton n'aura pas souhaité s'en éloigner. Ce n'est qu'une hypothèse.


    N'oublions pas que Burton aime les fins mélodramatiques et bien pensantes

  • Kain2197

    27/10/2005 à 10h18

    Répondre

    Un très beau film. Mais sans surprise. Je m'attend trop à ce style. En plus tout le mérite reviens à Burton alors qu'au générique ya même pas sont nom au coté du Directeur Artistique. Fin bon...

  • schiste

    27/10/2005 à 10h25

    Répondre

    Burton est Burton il l'a réalisé et écrit si je ne m'abuse (inspiré d'un compte russe certes mais tout de meme) et puis c'est la patte de Burton...

    tu t'attends a ce genre de film... Combien d'autres réalisateur connais tu qui font dans ce genre?

  • Kain2197

    27/10/2005 à 11h42

    Répondre

    Ba je sais pas mais le film n'avait aucune surprise. Je m'attendais à ça c'est tout. Un très bon film.

    Et je confirme, quand la fin débarque, au générique tu peux revérifié mais Burton n'est pas inscri en tant que directeur artistique. Sont nom vient en deuxième. Pourtant tout le mérite revien à lui. Qui serieusement parle de ce pauvre Mike Johnson? Pourtant il est au générique en tant que Realisateur aussi. Et même qu'au générique de fin il y est tout seul. Enfin bon...

  • Anonyme

    28/10/2005 à 01h14

    Répondre

    Poin poin poiiiiiin. Après cette remarque initiale inutile, je tiens à repréciser ce que certains savent et d'autres ne savent peut-être pas encore : mon objectivité vis-à-vis de Burton est quasi-nulle.
    Cela étant mis en place, je vais essayer de rester tout de même dans un débat raisonné. [i]Pardon my enthousiasm au cas où ce qui suit pourrait paraitre vif...je ne me rends pas bien compte. Mais je suis très calme.

    D'abord, Gyzmo, merci de tes précisions.. Je ne voyais pas trop de quel côté tu plaçais cette rapidité
    (sachant que Victor reconnait aussi qu'en d'autres circonstances il aurait pu épouser Emily et qu'il essaie de la séduire -ou de s'excuser- dans la scène du duo de piano en prenant l'initiative de commencer une nouvelle mélodie au lieu de répéter ce qu'Emily joue). Mais c'est vrai que son attachement à Victoria se fait très rapidement et leur dialogue sur les sentiments dans la chambre exprime ce coup de foudre en effet, quand il déclare qu'il était effrayé à l'idée de se marier mais qu'ensuite il avait pensé que leur mariage n'arrivait pas assez vite (vlà que je vais tout mettre en spoiler maintenant ) .
    Donc, je suis d'accord.

    Kain2197 : Je crois que dans Tim Burton's Corpse Bride, le titre original, on peut lire le nom de Burton...Mais je sais je suis myope... (et en français les affiches disent Les Noces Funèbres de Tim Burton, ce qui semble impliquer, mais cela reste à vérifier j'imagine, que l'ami Burton a quelque chose à voir là-dedans. Et avant qu'on ne me réponde que c'est juste pour attirer des gens et faire de l'argent, je vais développer d'autres arguments qui expliquent l'importance de Burton dans ce film ).

    Plus sérieusement, il existe un conte russe. Burton imagine une histoire à partir de cela (on notera que Burton n'est pas non plus le scénariste. Existerait-il un monde dans le cinéma hors de Burton ? -je précise que je me moque de moi là, pas de toi au cas où...). Il est à l'origine de l'idée (et est producteur, ce qui peut paraître anecdotique ici mais l'est beaucoup moins aux USA).
    Comme chaque fois qu'il écrit une histoire, Tim Burton dessine à côté. Ce n'est pas Burton qui a réalisé les figurines "en dur" mais c'est lui qui les a dessinées. De plus il est réalisateur, avec Mike Johnson (ça apparait au début ). On ne peut pas prouver le contraire.

    C'est comme pour The Nightmare before Christmas : l'histoire est de lui, la réalisation est de Henry Selick. Et pourtant on parle toujours de Burton. Parce que c'est son univers. Personnellement, je considère que Corpse Bride est autant son film que celui de Danny Elfman par exemple, étant donnée l'importance de la musique (tu noteras que ce que j'ai dit du film est quand même beaucoup plus axé sur la musique que sur le reste...et pourtant je continue de parler de Burton, alors que c'est au génie d'Elfman qu'il me faut rendre hommage : c'est assez dingue ce qu'il peut faire avec un seul thème -le solo de Victor, qui est LE thème du film, repris dans le duo, joué au clavecin, rejoué de manière épurée avec des notes en moins, dans différentes tonalités, avec des modulations etc.-), ou que celui des acteurs dont les voix, et les visages incarnent les personnages avec une force qui m'a émue (oui j'en reviens encore à MA perception du film ).

    Je ne connais Mike Johnson qu'en association avec Burton (pour The Nightmare before christmas et James and the giant peach). Donc je ne peux pas parler de son univers.
    D'autant que Corpse Bride est esthétiquement très proche de Vincent (au niveau de Victor cela ne fait aucun doute).
    Maintenant, il me semble, mais j'ai pu rêver encore, avoir vu des clins d'oeil ou références au Cabinet du Docteur Caligari[/i]
    Notamment quand Victor se cache dans un cercueil dans cette grande rue, cela me fait penser à l'apparition de Cesare dans le cercueil ainsi qu'aux lignes brisées de rues dans le film allemand. Mais bon, c'est juste une impression.
    et pourtant je ne crois pas que Robert Wiene soit à l'origine de ce film (comment ça cet argument n'est pas recevable ? Ok, je sors).

    Ensuite, je vais t'embêter un peu : "je m'attends trop à ce style"...est-ce que tu pourrais développer s'il te plaît ? Car j'ai un peu de mal à voir comment un film sans surprises, auquel on s'attend peut être "un très beau" et "un très bon" film.
    Quant au fait de s'attendre à ce qui va se passer...ben en effet, y a un générique de début, des images, une histoire (convenue, certes, et personne n'a crié au génie pour l'histoire en effet ) et un générique de fin. Tout est prévisible, c'est exact.
    Lancer une polémique sur la paternité du film ne me parait pas pertinent. Quand tu connais un minimum l'univers de Burton, tu ne peux qu'admettre que ce film est de lui.
    Allez, je vais même parler de Mike Johnson, mieux je vais lui laisser la parole :

    Q: Mike, can you talk about how the work is divided up between you and Tim?

    Johnson: Its very much a collaboration. We never really decided who was going to do what, and where to draw the line, so it was sort of like were making the play and passing the ball back and forth. I was there on the set daily working with the crew and the animators, and Tim sort of had an overall guiding influence over that.

    ce que j'essaie de traduire rapidement -donc inutile de me reprendre sur la traduction, c'est l'idée principale qui compte -, au cas où il y ait besoin, en :
    Q : Mike, pouvez-vous nous parler de la manière dont Tim et vous vous êtes partagés le travail ?
    Johnson : C'est essentiellement une collaboration . Nous n'avons jamais véritablement décidé qui allait faire quoi et où établir la limite, donc c'était comme si nous jouions à nous renvoyer la balle . J'étais sur le plateau, travaillant quotidiennement avec l'équipe et les animateurs et Tim avait en quelque sorte une influence directrice totale sur cela.

    De son côté Burton déclare :

    This was easy for me because Mike Johnson co-directed and was there every day and I was able to step back a bit more.

    C'était facile pour moi puisque Mike Johnson a co-réalisé et était présent tous les jours.

    Et ailleurs il ajoute :

    You know I had a great co-director in Mike Johnson. I feel like we complemented each other quite well.

    (Vous savez, j'avais un grand co-réalisateur en Mike Johnson. J'ai l'impression que nous sommes entièrement complémentaires ).

    Tant qu'à faire, Johnson confirme pour les effets numériques :

    Q: Were there any digital effects in the movie? (Avez-vous utilisé des effets numériques dans le film ?)

    Johnson: Yeah, we sprinkled a few digital effects in there for things that just couldnt be accomplished with stop-motion or would have been too time-consuming to do. You know - fog fire butterflies once in while, the veil. But really we tried to stay as true to the stop-motion tradition as we could. Everything you see on these characters, all the facial expressions, thats all pure stop-motion.

    Oui, nous avons .

    En bref, Kain2197, plutôt qu'un débat polémique sur "En plus tout le mérite revient à Burton alors qu'au générique y a même pas son nom aux côtés du directeur artistique", j'aimerais vraiment comprendre ce que tu entends par "je m'attends trop à ce style" /"le film n'avait aucune surprise" . En fait, ce que je ne comprends pas c'est comment tu arrives à dire "un très bon film" alors que dans le reste de tes propos transparait la déception pour ne pas citer le débat que tu lances sur le créateur du film.

  • schiste

    28/10/2005 à 08h36

    Répondre

    Mes souvenirs me disaient qu'il etait réalisateur de Corpse Bride mais dans le doute j'ai cherché confirmation. En admettant que allocine soit une source fiable... Tim Burton est producteur, réalisateur et à l'origine du concept...

    D'après moi on peut dire que c'est un film de Tim Burton... à moins que produire, créer et avoir l'idée du film ne suffisent pas à dire ça, peut etre faudrait il qu'il soit scenariste, manorietise, monteur, cadreur, directeur de la photographie, perchiste, directeur de la lumiere, doubleur, cascadeur, stagiaire porteur de café, attaché de presse...

    De plus sur trois scénaristes deux ont travaillés au moins trois fois avec lui auparavant... ajoutons que la musique est par son compere de toujours Danny Elfman, que Depp à déjà jouer sous la direction de Burton, que Helena Bonham Carter connait un peu Burton, que Christopher Lee a aussi déjà joué pour Burton...

    Mince, je trouve que Burton revient souvent autant dans la conception du film, que dans le passé de ceux qui le concoivent.... étrange pour un film qui ne serait pas réellement de Burton...

    Tu vas me dire "oui mais ca veut rien dire que les concepteurs soient lié à Burton", non, mais ayant deja travaillé avec, les connaissant de puis plusieurs années, les acteurs réalisateurs et scénaristes savaient ce que voulait Burton et m'est avis qu'il a du avoir un leger droit de regard sur le travaille de chacun

  • Kain2197

    28/10/2005 à 11h49

    Répondre

    Les deux Réalisateurs du film sont Mike Johnson et Tim Burton. Ya rien d'autres à rajouté, si le film est bon, c'est grace au deux hommes, et pas seulement Tim Burton.
    Tim Burton n'est certainement pas apte à lui tout seul de diriger un projet de ce type (film d'animation). Je voulais juste dire, que j'en ais marre que le mérite reviens toujours pour les mêmes...

  • nazonfly

    28/10/2005 à 21h48

    Répondre

    Oulà que de critiques élogieuses sur Corpse Bride... Des éloges que je ne ferais pas ici (encore heureux, si on n'avait que des Abby, le monde serait beaucoup trop joyeux ).

    Pourtant j'aime énormément Burton, notamment Nightmare before Christmas (noté NBC pour la suite). Et il faut que je dise que ces Noces Funèbres ont peine à atteindre leur illustre prédécesseur (mais il est si difficile d'atteindre les étoiles). Car bien évidemment on ne peut s'empêcher de comparer les deux films du fait de la stop motion. Alors que dire au niveau de cette technique : dans un premier temps, on est émerveillé du rendu de la technique (notamment le travail sur les robes!) mais, contrairement à NBC, l'image est bien trop clean, comme lavée de toute poussière (du fait de la photo numérique??) ce qui au final dessert le film puisque je suis certain qu'on aurait pu avoir le même rendu en images de synthèse. Et il m'a semblé voir quelques passages où l'image était mal synchronisée...

    Passons donc sur la technique et intéressons-nous à l'histoire en elle-même. Une fois encore, à travers Corpse Bride, se voit en filigrane l'ombre de NBC, ne serait-ce que dans la rencontre de deux mondes différents, un thème qui revient souvent chez Burton (Big Fish, NBC, Edward, Beetlejuice). Et là une fois encore on a un monde "normal" triste en opposition avec un monde plus coloré drôle. Mais c'est ce qu'on aime non? Il manque juste ce poil de folie qui se ressentait dans NBC car finalement l'écueil principal est ce personnage falot, lisse qu'est Victor, un personnage peu intéressant en fait. Heureusement Emily porte tout le film sur son dos et fait oublier quelques personnages vivants un peu trop caricaturaux.

    Il me reste maintenant à parler de la musique et des passages chantés. Et là ça sera plus mon goût personnel qui jouera je pense puisque le passage jazzy chez les morts est beaucoup trop jazzy justement, mais c'est une question de goût (zavez vu, je le redis en plus). Mais il y a aussi ce splendide passage au piano en solo puis duo. Et là franchement j'ai adoré! Sans doute LE moment du film.

    Mais que de critiques négatives sur ce très beau film. Il fallait bien un contrepoids à l'extase béate d'Abby Surtout que je suis convaincu que sans Nightmare Before Christmas, j'aurais adoré Corpse Bride. Mais voilà ce nouveau film souffre immanquablement de la comparaison (qu'on ne peut malheureusement oublier) avec son illustre prédécesseur.

  • jej

    29/10/2005 à 20h09

    Répondre

    Les noces funèbres.

    Nan mais bon. Yen a marre quoi. A chaque fois que je vais voir un film de Burton, je reste fixé comme un con sur lécran dix minutes après la fin, tout traumatisé par un émerveillement toujours renouvelé.

    Que sont ces noces funèbres ? Une leçon de vie donnée par les morts.

    La vie est perçue comme un emprisonnement, et voici léchappatoire que Burton nous présente : lamour et sa compréhension par la mort. Dans deux familles trop austères, bourgeoise et aristocrate finie, deux êtres vont aller au-delà du mariage daffaire. Et de quelle façon !

    Voilà Victor, fils de bourgeois poissonniers de surcroît, qui va malencontreusement offrir son alliance à une jeune défunte, un magnifique cadavre qui va lui faire découvrir le monde délirant des morts, bons vivants dans leur genre. En tout cas, légèrement moins chiants que les vivants, obsédés par largent et les mondanités. On est tous pareils quand on est mort, et ces derniers lont bien compris. Chez les défunts, un seul mot dordre : vivez la mort du mieux que vous pouvez, déconnez un max ! Et là, Elfman séclate comme un gamin. Un squelette qui chante du Jazz, franchement, cest cocasse.

    Voici Victoria, fille daristos ruinés dont le salut repose sur le mariage de leur progéniture avec Victor, lautre progéniture du film (vous suivez, hein). Pourtant, ça partait plutôt pas mal pour ces deux là : un mariage daffaire, pas le droit de discuter entre eux avant, corset hyper serré, cravate impeccable, vux imprononçables Mais un vrai sentiment réciproque. Seulement, les sentiments nont guère leur place chez les vivants. Et cest dans les bras dune morte que Victor va comprendre que cette mascarade rend la vie finalement bien plus glauque que le monde des morts, quil visitera bientôt, et à son insu.

    Voilà Emily, séduisante mariée défunte. Finalement, outre le fait quelle soit morte et quil soit vivant, rien ne pourrait retenir Victor de lépouser pour de bon. Seulement, être marié à un cadavre serait légèrement mal perçu par des parents nouveaux riches. Et nuirait assez aux affaires. Sans parler de la différence fondamentale qui différencie les morts des vivants : certains vivent, dautres non. Difficile daimer un mort. Dans un premier temps, tout du moins. Et voilà le génie de Burton : la mort nest plus une barrière infranchissable. Morts et vivants peuvent se rencontrer, se retrouver, saimer, et sunir (enfin sunir et saimer ensuite). Mais à quel prix ?

    Cest Victoria, lamour vivant et réciproque, qui rappellera Victor à la « raison » (peut on parler de raison dans un film où les morts dansent le Jazz en se pintant le crâne ?). Cest vrai, après tout, la plus grande raison de vivre, cest daimer, et si possible un vivant quand on lest soi même. Les affaires ne sont que lapanage des vivants, lamour est tellement plus intemporel et abstrait. Nest ce pas ?

    Limite satire, limite « zolie histoire damour », tout à fait délire macabre. Jamais vulgaires ni sanglantes ni gores ni « dégoûtantes », ces noces funèbres sont une heure quinze de génie, de délire onirique, de beauté, dextravagance (cest le moins quon puisse dire), de poésie et tout et tout. On se surprend même à aimer la mort, si cest comme dans le film. Cest pour dire.

    Mais cest bien triste que les défunts soient obligés de nous apprendre à vivre, vous ne trouvez pas ?

  • Anonyme

    29/10/2005 à 21h39

    Répondre

    Bonjouuuuuuuuuuuur, coming srouuuuuuuuugh ! Et bienvenue sur Krinein donc.

    Première chose, tu as fait la même erreur que moi dans un de mes messages précédents ( désolée), tu n'as pas mis de spoilers pour la fin du film (même si le film ne dévoile pas l'assassin de Kennedy -ce qui, je l'avoue serait incongru dans ce contexte-, qu'il n'est donc pas un film à chute spectaculaire, il vaut mieux éviter d'en dire la fin grâce à cette fabuleuse invention que sont les balises spoiler®. ).

    Sinon je suis en tous points d'accord avec toi sur la leçon de vie paradoxale donnée aux vivants par les morts (c'est clair qu'Elfman s'éclate. ^^).

    On constatait d'ailleurs avec une amie que Mayhew était un exemple intéressant de cela : ses vêtements ont changé quand il arrive dans le monde des morts et il devient tout d'orange vêtu -ça se dit ça ?-, un orange très très vif qui contraste complètement avec ses vêtements du monde des vivants.

    Bon, il faut cependant que j'honore ma réputation de pinailleuse donc je voudrais revenir sur l'adjectif macabre souvent utilisé pour parler de [i]Tim Burton's corpse bride. (Hors de ton message donc, mais j'y reviendrai.)

    De manière générale, cela me fait bondir. Moins quand tu l'as dit puisque tu as mis "délire macabre" donc c'est différent (de conte macabre, chais pas quoi macabre, danse macabre...ah non on me signale que c'est autre chose). Mais quand même...

    Prise d'un énorme doute, j'ai attrapé le Larousse (désolée pour les amateurs du Petit Robert mais je ne le possède pas à la maison) pour y chercher la définition exacte de [b]macabre.
    Et j'obtiens ceci :
    «Qui a trait à la mort» Jusqu'ici, cela pourrait convenir, si on s'en tient exclusivement à cette définition. Sauf que macabre est plus souvent utilisé dans ce qu'ajoute Larousse ensuite : «funèbre, sinistre»
    Bah oui funèbre comme Noces Funèbres quoi (ce qui me fait penser que je n'ai jamais dit à quel point ce titre me déplaisait à la vision du film, parce que hors vision du film je trouve ça joli ^^).

    Soyons complets, regardons funèbre : «relatif aux funérailles» Moui ok pourquoi pas...Puis : «Qui évoque la mort : qui inspire un sentiment de tristesse.» Merci, plus vague c'était difficile (parce que bon, au final j'ai quand même un sentiment de mélancolie même si les morts s'éclatent et même si plein de choses -quel bel avis argumenté, désolée mais ce n'est pas le propos du message ^^...-).

    Quant à sinistre[/b], on obtient : «De mauvais augure, qui présage le malheur»
    Et là non, ce n'est pas du tout le cas, comme tu le soulignes bien dans le reste de ton message.

    Donc je récapitule : accolé au mot "délire", le mot "macabre" ne me dérange pas trop... D'où je m'excuse jej parce que je me sers de ton message pour protester un peu (pour rester polie) contre l'emploi d'expressions toutes faites pour Burton, et a fortiori contre l'emploi de mots équivoques (or ce n'est pas ce que tu fais dans ton message, donc c'est ptêt pas très pertinent de ma part de me servir d'un mot de ton post pour ça, alors qu'en plus tu ne fais pas ce que je reproche...)

    Voir "macabre" un peu partout a fini par m'exaspérer. C'est un peu comme le fait de parler tout le temps d'univers gothique pour Burton. Je ne vais pas confirmer ou infirmer vu que de toute façon je ne comprends pas exactement ce que cela veut dire (enfin je comprends en gros mais mes connaissances en art sont bien trop limitées pour que je puisse développer vraiment si on me demandait en quoi Burton est ou n'est pas gothique), mais j'ai parfois l'impression que ce mot est employé comme si c'était le deuxième prénom de Burton. : Bonjour, je voudrais voir le dernier film de Tim Gothique Burton... Le pilotage automatique s'enclenche et les mêmes mots sont utilisés.
    (Ben oui Pee Wee c'est vachement gothique comme film -Je sais, il y a toujours des exemples et des contre exemples-)

    Bref, je ne sais pas pourquoi j'ai dit tout ça sachant que je sautais de joie à la lecture de ton message. ^_^
    C'était juste ma petite protestation contre l'emploi de mots équivoques qui peuvent conduire à une méprise.
    (Si on pense macabre comme ce qui a trait à la mort, ben je ne peux pas nier que Corpse Bride[/i] le soit. Maintenant, si quelqu'un lit macabre et voit sinistre, nous n'allons pas du tout être d'accord. )

    Désolée...(again)

  • Protos

    31/10/2005 à 00h48

    Répondre

    Je l'ai trouvé un peu ennuyant, en fait. Techniquement, il est bien, mais j'ai eu l'impression que les marionnettes étaient froides, et peu émotives, contrairement à un Wallace et Gromit.
    Ici, il faut des larmes grossières pour avoir un semblant d'émotions, alors que la plupart du temps, on dirait de simples poupées articulées. Du coup, j'ai pas trop rigolé... en fait...
    j'ai preféré Wallace et Gromit, pour rester dans le film d'animation.

  • gyzmo

    31/10/2005 à 10h08

    Répondre

    Protos a écrit :
    on dirait de simples poupées articulées.
    Du coup, j'ai pas trop rigolé... en fait...


    tu dois être supra exigeant dans la vie, dis donc
    de mémoire, je ne crois pas qu'un film d'animation stop motion (c'est à dire, des films faits avec des poupées articulées^^) soit allé aussi loin dans la méticulosité des mouvements. c'est fluide, gracieux et contrairement à Protos, j'ai trouvé que malgré la simplicité de la "modélisation", les animateurs étaient parvenus à dégager de nombreuses expressions faciales pour chacun des personnages. la gestion des tissus (notamment le voile d'Emily) ne rend pas bien à certains moments, mais autrement, l'ensemble du boulot est bluffant et d'une belle précision (c'est pas pour rien si on pense tout de suite à de l'image de synthèse ). c'est curieux que tu n'es pas été touché par la quasi perfection de l'animation, Protos (même pas la scène du duo au piano ? roh, les expressions sont pourtant géniales !)

    je crois que les deux films ne boxent pas dans la même catégorie
    j'aime beaucoup Nick Park (un des génies de la stop motion) mais l'univers et les choix artistiques de Wallace et Gromit n'ont rien à voir avec l'esthétisme développé par Tim Burton. techniquement, c'est moins parfait, plus haché et le design est moins singulier. en fait, Wallace et Gromit est pour moi une "caricature grossière", Corpse Bride, une "caricature élégante". pis je pense pas que le propos de Corpse Bride soit de déclencher de l'hilarité à chaque plan ( ) mais plutôt d'aller chercher de l'émotion chez son spectateur, de lui proposer un moment visuellement poétique, une petite leçon de vie derrière et une utilisation poussée de la musique : une sorte de conte musical (plutôt qu'une parodie potache des films fantastiques). c'est sûr que si tu t'attendais à faire pipi dans la culotte avec Corpse Bride, tu as dû ressortir très dessus


    Abby > trop bien le développement sur "macabre"^^. si jamais je deviens célèbre, ça te dirait de devenir mon attaché de presse ?

  • Anonyme

    31/10/2005 à 23h38

    Répondre

    Désolée, c'est encore long, je ne peux pas m'en empêcher...Un jour j'apprendrai la concision, promis.

    gyzmo a dit :
    Abby > si jamais je deviens célèbre, ça te dirait de devenir mon attaché de presse ?
    Oh ouais, comme ça je pourrai jouer sur et avec les mots.

    [b]Protos a dit :
    mais j'ai eu l'impression que les marionnettes étaient froides, et peu émotives

    Et moi qui oscillais entre rire et larmes la plupart du temps (si, si, j'ai rigolé à plusieurs moments. Je sais, un, j'ai un humour bizarre et deux je ne m'étouffais pas de rire non plus mais quand même, j'ai ri). Protos, tu es le premier (ouuuuuh c'était nul je sors) que je vois à faire ce commentaire (bon je suis obligée de rentrer pour continuer quand même ).
    Et puis les personnages (c'est volontairement que je ne reprends pas le mot marionnettes -même si ce sont des marionnettes-) ont quand même un éventail d'émotions développé.
    Soyons pédagogues, petits exemples :
    J'ai deux exemples de Emily (juste pour faire court, sinon je peux reprendre tout le film) :
    -quand Victor et elle vont dans le monde des vivants, Elder Gutknecht leur dit que pour revenir il faut dire "hopscotch" (ou marelle en français). Premier réflexe d'Emily : rire comme une enfant. Et, comme me signalait Lug lors de notre je ne sais plus combientième vision du film : notons qu'ensuite, quand elle dit réellement hopscotch, le mot a complètement changé de registre, rien qu'avec sa voix, son expression menaçante, les corbeaux. Il y a un contraste évident entre le mot enfantin et l'expression d'Emily.
    -idem pour la scène dans l'Eglise : les yeux mi-clos de Victor ou d'Emily face à Lord Barkis expriment la colère, voire la haine. Difficile de ne pas s'en rendre compte. Quelques minutes plus tard, Barkis déclare : "tell me my dear, can a heart still break once it's stopped beating ?". Et là, quand même, ce regard, cette vulnérabilité...Ce sont deux exemples -on peut parler de no picking, de son regard quand elle revoit la lune, de...bon d'accord j'arrête-.


    Ce sont deux films de stop-motion. Sauf que...je sens que je vais être embrouillée là...(et aussi, voire surtout que ce que je vais dire va être contestable et contesté).

    Euh...je comprends que l'on compare deux films qui appartiennent au même genre (En art :«catégorie qui sert à rassembler des oeuvres répondant à des critères pragmatiques, formels ou thématiques semblables. Ensemble d'oeuvres artistiques possédant des caractères communs»).

    Ex n peut éventuellement, sous certaines réserves (oui je fais d'énoooooormes raccourcis, sinon ce serait encore plus long, donc ptêt qu'on ne va pas me comprendre en fait) comparer [i]Frankenstein et Freaks. Pourquoi me direz-vous ? Ben parce que les films sortent en 31 et 32 et qu'ils traitent tous deux d'un rapport entre les gens dits "normaux" et des "créatures". Bon...la comparaison s'arrête rapidement cela dit, puisque ce traitement du/des "monstres" est différent dans les deux films (cela dit on peut étudier ces différences justement).
    Mais, c'est le même genre : film fantastique (et hop encore un raccourci ).

    Hmmm...on va me dire que Corpse Bride et Wallace et Gromit appartiennent tous deux au genre "cinéma d'animation", et plus précisément ils utilisent la technique du stop-motion.
    Mouais...Mais une technique ne justifie pas une comparaison. (Quoique...après tout...moi j'ai préféré Fight Club à Titanic. Jveux dire, dans le genre je prends une caméra, des acteurs et je filme, ben ma préférence va au premier. Je suis méchante, je caricature à l'extrême et mal d'ailleurs, c'est dangereux. Mais ça donne une idée de la façon dont je vois les choses.)

    D'où l'intervention d'autres nuances : le style, le registre. Euh...enfin je vais peut-être me concentrer surtout sur le registre, sachant que si le style peut être « une manière particulière d'exprimer sa pensée, ses émotions, ses sentiments », il peut aussi être particulier à un genre (donc la nuance devient très ténue).
    Le registre, dans ce cas, est le « Ton, caractère particulier d'une oeuvre, d'un discours ». (Chuis pénible avec mon Larousse non ? ^^)

    Je veux bien croire que Corpse Bride ne soit pas dans le même registre d'émotions que Wallace et Gromit (euh... ma dernière rencontre avec eux date de l'opération "Collège au cinéma" donc de la 6ème et j'avais adoré, je précise ^^...) mais de là à dire qu'elles sont "peu émotives". Tiens j'en pleure pour la peine.
    Je n'ai vu que des photos et des BA de Wallace et Gromit donc j'avoue que juger est difficile (mais je ne suis plus à ça près de parler sans connaître). Cela dit, on n'est effectivement pas du tout du tout du tout dans le même style (déjà Wallace et Gromit, c'est de la pâte à modeler. Corpse Bride ce sont des marionnettes. On ne peut pas obtenir le même résultat avec deux substances différentes, enfin je crois. Je ne suis pas scientifique mais quand même...)

    Donc vous l'avez compris, si on peut éventuellement dire que Wallace et Gromit et Corpse Bride appartiennent au même genre, en revanche ils ne sont pas du tout dans le même registre.
    (Et voilà, il suffisait d'une phrase, pas d'un développement...).

    Gyzmo a dit : [/b]
    c'est fluide, gracieux et contrairement à Protos, j'ai trouvé que malgré la simplicité de la "modélisation", les animateurs étaient parvenus à dégager de nombreuses expressions faciales pour chacun des personnages.

    Moi aussi j'ai trouvé ça. Enfin, j'avoue c'est très très très subjectif. Mais j'ai vraiment trouvé qu'on passait par différentes émotions, transmises aussi bien par les voix que par les visages.

    gyzmo a dit :

    pis je pense pas que le propos de Corpse Bride soit de déclencher de l'hilarité à chaque plan ( ) mais plutôt d'aller chercher de l'émotion chez son spectateur, de lui proposer un moment visuellement poétique, une petite leçon de vie derrière et une utilisation poussée de la musique : une sorte de conte musical (plutôt qu'une parodie potache des films fantastiques). c'est sûr que si tu t'attendais à faire pipi dans la culotte avec Corpse Bride, tu as dû ressortir très dessus

    Entièrement d'accord. Corpse Bride[/i] n'est pas une comédie. Même si j'ai ri par moments, de manière générale j'ai plus été touchée et émue que hilare.

    Comme schiste l'a dit, ce film est un poème, et se vit comme tel. Je l'ai vécu comme un rêve, et j'en suis sortie comme une petite fille émerveillée.

    M'enfin je conçois parfaitement qu'on n'aime pas hein (juste je précise quand même ^_^). Mais bon, ma passion me dépasse à chaque fois (cf la longueur...désolée -alors que gyzmo a dit la même chose en plus- ).

    Cela dit, je ne dis pas que c'est parfait non plus (ah si, je l'ai dit dans mon premier message.).
    Je n'ai toujours pas compris comment l'alliance passait de l'index à l'annulaire d'Emily.
    Victor semble monté sur ressorts quand il court (alors qu'Emily semble survoler le sol ). Enfin il y a des petits détails qui montrent que cette technique a encore des progrès à faire (peut-être) mais en même temps, je trouve ça tellement beau dans le contexte, ça ne me choque absolument pas (je peux le remarquer, je ne peux pas le reprocher. ).

  • gyzmo

    01/11/2005 à 20h22

    Répondre

    L'attachée de presse et sémiologiste à Burton a dit :
    déjà Wallace et Gromit, c'est de la pâte à modeler. Corpse Bride ce sont des marionnettes.

    juste pour pinailler ( ), les textures de recouvrement ne sont pas les mêmes, mais les créatures de Park ou de Burton ont un point en commun : l'exo-squelette de métal ! Pour le premier, il est dissimulé sous une carapace d'Aard-mix (plus costaud que la pâte à modeler classique), pour le second, il est recouvert de mousse et de silicone.

    (sources : [url=http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=55129.html" title="ici">ici et

  • sven

    01/11/2005 à 20h35

    Répondre

    mais il est affreux ce topic!!!
    ça va pas de faire des posts aussi longs???

    Corpse Bride c'est bien, allez le voir, point!!!

    c'est pas plus simple comme ça???

  • Anonyme

    01/11/2005 à 21h02

    Répondre

    gyzmo qui fait bien de me reprendre a dit :

    juste pour pinailler ( ), les textures de recouvrement ne sont pas les mêmes, mais les créatures de Park ou de Burton ont un point en commun : l'exo-squelette de métal ! Pour le premier, il est dissimulé sous une carapace d'Aard-mix (plus costaud que la pâte à modeler classique), pour le second, il est recouvert de mousse et de silicone.

    Je suis impardonnable. Je n'avais même pas vérifié et du coup j'ai employé un raccourci.
    J'ignorais donc que les créatures de Park possédaient aussi cet exo-squelette de métal. Merci de cette précision.
    Faites comme si j'avais rien dit alors. Désolée...

    sven > si, c'est plus simple.

  • Anonyme

    08/04/2009 à 20h42

    Répondre

    J'adore ce film.En voyant de nombreuses images,j'avais envie d'acheter le DVD.Et je ne regrette rien(à part que le film dure moins longtemps que d'autres).Les 3 personnages principaux sont merveilleux tout comme les couleurs et l'ambiance,les musique sont sublimes.Moi qui me pose beaucoup de questions sur la mort(je ne suis pas la seule),je suis convaicue que le monde des défunts est plus colorés et joyeux que le monde des vivants,gris et dépressifs.


    Le personnage de Victor est très beau,la Morte(Emily)est vraiment très belle,et pour finir,ma préférée est Victoria(la vivante)car elle est magnifique et est encore plus belle,et est plus sereine que l'autre prétendente(la morte),et sans elle,le monde des vivants ne serait plus le même puisque c'est la seule à illuminer ce monde obscure grâce à sa beauté et à sa pureté.


    Et d'ailleur je ne regrette pas:à la fin Emily lui laisse sa place auprès de Victor et j'ai pleuré,en plus de la musique de fin lorsqu'elle s'envole dans le ciel,se transformant en papillons(remarque de la petite sirère d'Andersen,quand elle se transforme en écume et s'évapore,transformée en bulles,mais ça c'est plutôt dramatique et niais).


    Et d'ailleurs je collection les produits dérivés de ce film,surtout les magnifiques poupées de collections japonnaises de Jun Planning.


    Un film pour tous,enfants et adultes et aussi à ceux qui veulent être rassurés sur la question"Y a-t-il une vie après la mort?"


    Bravo Tim Burton de nous montrer un si belle leçon,remplie de poésies et de beauté graphiques.

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Des grands classiques aux films d'actions hollywoodiens. Pas de tabous chez Krinein cinéma, hormis, peut-être, les films français qui sont trop souvent oubliés.

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