3/10

Bad company

On a retrouvé la mauvaise compagnie

Pour le cinéma, l'été est une époque charnière de l'année. Il n'y a qu'à voir l'affiche de juillet-août pour s'en convaincre : MIB 2, Scooby-doo, La Somme de toutes les Peurs, Arac Attack... Des produits formatés, misant pour la plupart sur le divertissement, en général d'une qualité moyenne mais qui promettent quelques bonnes heures dans des salles climatisées. Bad Company est l'exemple type de ce genre de sorties estivales.

Kevin Pope (Chris Rock), brillant agent de la CIA, parvient non sans effort à infiltrer le milieu de la mafia russe et est à deux doigts de récupérer une arme nucléaire extrêmement dangereuse. Mais juste après avoir présenté le criminel russe détenant la bombe à son acheteur potentiel, l'agent Gaylord Oakes (Anthony Hopkins) sous couvert aussi, Kevin Pope est abattu par des inconnus. La mission doit continuer, et Oakes entreprend de former le frère jumeau de Kevin, Jack Hayes (Chris Rock), et cela en moins de 10 jours...

Buddy Movie ? Pas vraiment. Le moteur du film, c'est d'apporter un gars des rues, trafiquant dans des affaires pas ou si peu reluisantes, et d'en faire un agent de la CIA. Et mises à part les compétences innées, Jack est le contraire de son frère. Ce qui nous donne droit aux gags exclusifs du genre Hip Hop à la place de musique classique, ou de vocabulaire un peu familier alors que la tenue devrait être de mise. Ce qui reste le plus en travers de la gorge, c'est certainement le fait que le film devait à la base être comique. Seulement voilà, le numéro de Chris Rock, langage de rue tout azimut, est loin, très loin de nous contenter (il me fait penser un peu au « Black de service » de Sex Academy), et son duo avec Hopkins ne casse pas des briques (il en rajouterait plutôt). On se tourne alors vers l'intrigue. Pas grand chose non plus. Une sombre histoire de trafic sous couvert, avec multiples trahisons et gars avec des flingues qui poursuivent les gentils, n'échappant pas aux poncifs du genre (le coup de la petite amie kidnappée est consternant). Et on s'ennuie, et on s'ennuie...

Bad Company n'apporte ni l'humour ni le suspense escompté dans ce nouveau Bruckheimer, totalement conditionné pour une sortie estivale. Même le duo Hopkins - Rock se vautre et n'apporte pas l'alchimie qu'on avait espérée. A éviter.

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