4/10

Bad Boys II

Another Bruckheimer movie

En voyage professionnel en Angleterre pour deux semaines, je ne pouvais pas faire mieux que d'aller voir pour Krinein l'un des derniers blockbusters du moment : Bad Boys II.
Pourquoi Bad Boys II et pas un autre film me direz-vous ? Pas parce que c'est une production Bruckheimer (bien au contraire), pas parce qu'on y trouve Will "prince de Bel-Air" Smith et Martin "je joue comme un pied" Lawrence, mais plutôt car il pleuvait et que le film dure 2h30... Motivation matérialiste certes, mais qui m'a permis de découvrir un nouveau niveau dans les films d'action, tant dans la qualité des scènes qui bougent que dans la pauvreté du scénario et l'absence de honte quant à l'humour de "beauf".

Commençons par décrire rapidement l'histoire. Mike et Marcus sont deux flics de la brigade anti-drogue de Miami (ça vous rappelle quelque chose ?), beaux parleurs toujours en train de se vanner, ils sont à la recherche d'un dangereux trafiquant d'ectasy ("X" as they said in english...) : Hector (un Cubain bien sûr, comment ça bien sûr ? Nous en reparlerons dans la suite).
Mais l'enquête se corse car la soeur de Marcus est une enquêtrice de la DEA qui fait le sous-marin en se faisant passer pour une blanchisseuse d'argent auprès d'Hector...
Que de frissons en perspective !

Michael Bay est l'heureux réalisateur de bien des merdes (Pearl Harbor par exemple), mais le moins qu'on puisse dire est qu'il est doué pour réaliser des "bruckheimer movies", ça bouge vite et bien, ça tire dans tous les sens, le sang coule à flot, les filles sont dévêtues (ou mortes ou de la police). Enfin bref, tout pour plaire au spectateur qui est venu voir le film pour en avoir plein les yeux.
Le tandem Smith/Lawrence joue son numéro habituel de flics qui parlent trop mais qui tirent vite, numéro que je trouve insupportable (on dirait du mauvais Eddie Murphy). Les seconds couteaux (comme Hector par exemple) jouent plus que mal, et n'ont aucune personnalité (des fois qu'ils fassent de l'ombre aux héros), on est là bien loin de la prestation de Tcheky Karyo dans le premier opus.
Mais si on regarde le point de vue purement visuel et technique, le film est efficace et bien fait, voire même agréable à regarder.

Ce qui choque dans le film est ce qu'il s'y dit, comme par exemple les "bonnes" blagues bien grasses : blagues homophobes, sexistes, racistes, tout y passe...
De même, comme toujours les méchants sont les affreux étrangers, ici c'est les Cubains. Cubains qui ne méritent vraiment pas la considération, la preuve étant la scène où Mike et Marcus détruisent tout un village cubain dans lequel, comme de bien entendu, on fabrique de la coke.
D'autre part, la police est montrée sous un jour particulier : l'autodéfense est nettement prônée (on aurait pu appeler le film "the return of Bronson's ideas") et la vie ne semble pas avoir de valeur pour nos héros, qui sèment des cadavres à ne plus savoir qu'en faire. Il y a aussi cette scène où nos amis maltraitent un jeune délinquant à peine sorti de cellule, belle image pour la jeunesse (!)
En bref, le film véhicule une morale (ou plutôt une abscence de morale) douteuse.

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