4/10

aventures de Mister Deeds (Les)

Ah si j'étais riche.

Adam Sandler naît le 9 Septembre 1966 à Brooklyn. Il grandira à Manchester, dans le New Hampshire, puis reviendra à New York pour ses études universitaires d'art. Ses débuts, il les fera à la télévision, dans le cadre de l'émission Remote Control, puis par des apparitions dans quelques séries télé. Si je continuais, on pourrait croire que je suis admiratif devant le talent et la carrière d'Adam Sandler. Image plus que déplacée, lorsque l'on sait que je n'ai pas apprécié un seul de ses films (même si je ne les ai pas encore tous vus). Les Aventures de Mr. Deeds est le remake de L'extravagant Mr. Deeds de Franck Capra réalisé en 1936. D'un classique encensé par la critique, Sandler l'adapte à sa manière, gags puérils et autres sottises de rigueur...

LongFellow Deeds (Adam Sandler), un « provincial » un peu simplet mais gentil comme tout, hérite de la fabuleuse fortune d'un très grand industriel. Devenu actionnaire majoritaire, il découvre les joies de la grande ville et des feux de la rampe. Alors que Chuck Cedar, un autre actionnaire, cherche à récupérer les parts de Deeds, la télévision s'empare de ne nouveau personnage important de l'économie, et particulièrement Babe Bennett (Winona Ryder), se faisant passer pour une innocente fille de la campagne afin de dénicher le scoop en or...

L'équipe du gros gros navet Little Nicky réunie ! N'est ce pas jouissif ? Cela aurait pu faire l'objet d'une longue critique fleuve, vantant l'inintéressement constant et la potacherie pitoyable de l'humour Sandler, et s'achevant d'un 1/10 magistralement obtenu à la sueur du front, mais je dois avouer que pour ce coup-là, ce ne serait pas mérité. Mr. Deeds garde la patte griffue de Sandler, assurément, mais se rapproche plus d'un Wedding Singer que d'un Waterboy & consorts. Ce n'est peut-être pas une bonne référence, mais le pire est évité. Oh, le scénario reste cependant assez insignifiant, sous une frêle allure de réflexion du genre « l'argent ne fait pas le bonheur », et mené par la romance type. Sans oublier Mea Culpa et Happy End, générique, suppo, dodo. En termes de comédie, Adam Sandler semble brider légèrement son immonde potacherie, et donne plus dans le comique de situation, le campagnard cogneur et sympathique, étoffe que l'on ne voit pas souvent à New York ; et bien sûr, sa ravissante petite menteuse de journaliste, à l'improvisation douteuse mais néanmoins tellement séduisante. Quelques gags font mouche, d'autres se laissent voir, et certains sont ridicules, constat habituel des comédies Made In Hollywood comme on en voit tellement passer.

Un Adam Sandler politiquement correct, classique dans son déroulement mais sympathique contre toute attente, sans pour autant surnager du qualificatif moyen. A noter, Adam Sandler jouit d'une nomination au Golden Globes pour le film Punch-Drunk Love (sortie le 22 Janvier 2003) de Paul Thomas Anderson, ce qui est assez exceptionnel pour être souligné.

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Brocéliande

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