6.5/10

Austin Powers dans Goldmember

Ris un autre jour

Vous avez bouffé du Powers à deux reprises, la suite logique était d'en faire un troisième. L'espion le plus groovy de toute l'Angleterre est de retour, flanqué de sa libido intenable et de tout son cortège de méchants pas beaux, le docteur Denfer en tête. Plus un petit nouveau, Goldmember, parodie plus qu'évidente du Goldfinger de James Bond un poil moins stylé. Ou tout du moins, c'est ce que les puristes diront.

De retour dans son repère, le docteur Denfer (Mike Myers) ne perd pas une seconde pour fomenter un nouveau plan diabolique. Si le monde ne lui offre pas une somme astronomiquement considérable, il fera s'écraser sur le pôle nord une météorite, plongeant littéralement le monde sous des flots déchaînés. Pour ce faire, il s'adjoint les services d'un génie du mal de 1975, Goldmenber (Mike Myers), ainsi nommé pour son appareil génital en or massif. Celui-ci commence par enlever Nigel (Mike Mye... euh non, Michael Caine) le propre père d'Austin Powers (Mike Myers), qui n'a d'autre choix que de remonter le temps pour secourir son paternel...

Quatre rôles pour Mike Myers (le quatrième étant Gras-double, de retour) ! On est encore loin de la performance d'Eddie Murphy avec ses "professeurs Foldingue", mais reconnaissons que le comique s'investit de tout son être et même au-delà. Conscient que produire un troisième épisode reste un exercice périlleux, très souvent voué à l'échec (ne parlons pas de l'océan des suites ratées), Myers met toutes les chances de son côté pour assurer le succès : servir la même chose que le deux. Mis à part quelques broutilles, bien évidemment, et un léger zoom sur les points les plus populaires. Attendez-vous à un peu plus de reprises musicales, et peut-être un peu plus d'humour gras. D'entrée pourtant, Goldmember cartonne en proposant la version ciné d'Austin, "le film dans le film", bondée de guest stars comme Tom Cruise, Steven Spielberg, Gwyneth Paltrow, Kevin Spacey, et Danny De Vito (Travolta fera même un coucou à la fin du film), puis résonne du célèbre Soul Bossa Nova pour une petite comédie musicale (encore une guest en la personne de Britney Spears), comme à chaque fois. Cependant, l'illusion ne durera pas. Goldmember enchaîne les gags approximatifs, voire resucés des précédents volets, les jeux de mots pas toujours de bon goût, et le kitsch à gogo. La recette classique en somme. Goldmember fait rire, pas de doute là-dessus : en conservant l'importance visuel de mini-moi, en se moquant ouvertement (voire gratuitement) des Belges et des Hollandais, en dévoilant quelques pages de la jeunesse d'Austin, etc. Mais à moins d'être particulièrement adepte du style Mike Myers, et donc d'avoir véritablement pleuré devant les deux premiers Austin Powers, le qualificatif "moyen" s'imposera de lui-même au terme de la séance.

Austin 1 avait étonné, Austin 2 avait cartonné, Austin 3 manque de s'étaler. Profitant des solides bases acquises avec le succès de deux premiers, Mike Myers livre un produit complètement claqué et formaté, pourtant honnête dans son rôle de divertissement. Golmember évite la chute fatale grâce à quelques gags bien sentis, un rythme volontairement plus soutenu, et la délicieuse présence de Beyonce Knowles qui ne peut que faire de l'ombre à la nouvelle James Bond Girl Halle Berry.

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1 commentaires

  • paul_mtl

    15/01/2004 à 00h00

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    Toujours delicat un 3e volet mais le renfort de Michael Caine aide aussi a passer un bon divertissement.
    En esperant + d'immagination pour une nouvelle aventure.

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