5/10

Apprenti Sorcier (L')

Le divertissement typique des étés pourris : effets spéciaux potables, adolescents un peu crétins, blondasse à la ramasse, et résultat global mitigé.

Vous y croyez, vous, que ce film a été inspiré par le court-métrage L'apprenti sorcier découvert dans Fantasia ? Incroyable, mais c'est pourtant le cas, une longue scène vient nous le rappeler en plein milieu du métrage. On ne fait pas de miracle avec si peu de matière, c'est sûr, mais peut-être un peu de magie ?

A Manhattan, les combats entre sorciers font rage. Maxim Horvath (Alfred Molina), récemment libéré de sa gigogne, livre une bataille contre Balthazar Blake (Nicolas Cage) pour récupèrer l'autre partie de la poupée et libérer la fée Morgane. Le retour de celle-ci plongera l'humanité dans une spirale de mort et de destruction, mais il reste un espoir : Blake doit retrouver le premier Merlinien, l'héritier de Merlin...


Alors, pour une fois, ce ne sera pas de Nicolas Cage dont nous nous raillerons : sa grosse moumoute et son style vestimentaire sans âge lui vont à ravir, et son haussement de sourcil caractéristique pointe en ce moment au pôle emploi d'Hollywood. Non, nous porterons davantage notre attention sur Jay Baruchel, habituellement cantonné aux seconds rôles, qui décide de prendre la relève capillaire de son illustre modèle en nous proposant une coupe de cheveux des plus improbables. En quelques grimaces, il arrive à nous insupporter, ce qui n'est pas loin d'être un exploit. Son attitude cool et ses petites blagues foireuses n'arrangent rien, on ne s'attache pas au personnage et on se fout particulièrement de ce qui peut lui arriver - tout en sachant que, de toute façon, il ne lui arrivera rien puisqu'il est le héros d'un film Disney. Sa copine blondasse bombasse est déjà plus agréable à regarder, mais l'inexistence de son personne a de quoi filer le vertige, même à un parachutiste expérimenté.

Quant à l'histoire, on évolue dans la simplicité enfantine. En un coup d'œil, les méchants sont repérables, et n'ont pas d'autres projets que de raser la surface de la Terre. On devine évidemment comment tout cela va finir, aidé par l'introduction cucul qui nous dit à grande louche ce qui va se passer. En dépit de tout ça, la première moitié du film se passe convenablement bien, rythmée par des effets spéciaux de bonne facture et un humour bon enfant assez appréciable, tandis que se dessinent les traits d'une romance tout à fait inutile. La deuxième moitié est plus dure à avaler, grevée par des longueurs embêtantes et par un manque d'idées tout à fait flagrant - quand ce n'est pas la cohérence qui vient à manquer. Le grand final, quant à lui, se révèle tout à fait insipide, mais pouvait-on en espérer plus ?

Un film familial calibré pour les ados, faisant l'impasse sur l'originalité et la cohérence pour se concentrer sur l'aspect cool des aventures de cet apprenti sorcier et sur la déferlante d'effets spéciaux. Les spectateurs les plus attentifs noteront ici et là quelques références cinématographiques aux années 80, mais rien de bien extraordinaire non plus.


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2 commentaires

  • gyzmo

    14/08/2010 à 23h09

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    Ah la la. Jay Baruchel dans Les Lois de l'Attraction, c'était quelque chose. Même si son mini rôle de jeune couillon au charisme improbable ne restera jamais dans les annales. Le retrouver dans un rôle titre - celui d'un apprenti sorcier, je me suis dit que ça pouvait être sympa. Surtout avec un Nicolas Cage qui joue parfois vraiment dans tout et n'importe quoi. Hé ben vous savez quoi ? Jay Baruchel aurait dû faire l'impasse sur celui-là. C'était vachement bien Les Lois de l'Attraction quand même.

  • gyzmo

    14/08/2010 à 23h10

    Répondre

    Et et aussi, la Bellucci : waouh, quel talent !

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