9/10

Apocalypto

Quoiqu'on pense du Mel Gibson post-Passion du Christ, il faut lui reconnaître un côté jusque-boutiste assez rafraîchissant. D'ailleurs, revenons un peu sur cette fameuse Passion, qui, son sujet mis à part, annonce a bien des égards ce film démentiel qu'est Apocalypto. Et de grâce, laissons de côté les polémiques et les frasques alcoolisées du réalisateur Australien. La Passion du Christ apparaît, certes avec un peu de recul, comme le compromis presque parfait entre fresque historique tangible et imagerie mystique tirée directement du Nouveau Testament. Entre une crucifixion nous rappelant douloureusement que les supplices romains n'avaient rien d'agréables et l'emploi de la langue morte se pavanait ainsi une des représentations les plus tétanisante du Diable, devenu une créature androgyne hurlant sa colère à mesure que Jésus rend son dernier soupir. A cela s'ajoute un sens de la réalisation assez fort, abusant quelque peu des ralentis, mais transmettant parfaitement l'aspect émotionnel de l'oeuvre, tantôt effrayante -la damnation et le suicide de Judas sont dignes d'un film d'horreur de la grande époque-, tantôt touchante -Marie venant relever son fils-, sans oublier un certain goût pour le spectaculaire, comme en témoigne le final aux allures d'apocalypse. Apocalypto est fait du même bois, mêlant reconstitution plus ou moins plausible du monde Maya et codes du survival tendance Predator, le tout entrecoupé d'images dignes de visions chamanes.

Survivant d'une rafle perpétrée par des guerriers Mayas, le jeune Patte de Jaguar échappe in extremis au sort peu enviable de sacrifié au nom du Soleil. Dans sa fuite, il tue le fils du chef de la tribu. Ce dernier, bien décidé à se venger, entame aussitôt une traque à travers la jungle...

Apocalypto se divise en plusieurs parties distinctes, autant d'étapes le faisant passer de fresque historique à pur film de genre. Tout commence avec la petite peuplade de Patte de Jaguar, communauté vivant en autarcie au coeur de la jungle. Avec calme, parfois avec humour -maya ou pas, on frôle le comique de cabaret-, tout un petit monde se présente à nous, et en langue du cru, sonorités que nos oreilles modernes ont bien du mal à rattacher à quelque chose, si ce n'est peut-être aux langues des Indiens natifs. En toile de fond, le non-dit rode et l'on devine un quotidien fait d'affrontements et d'inquiétudes. La rencontre inopinée entre une poignée de chasseurs et une autre tribu sera à l'origine du premier instant de tension, alors que les regards de croisent et les gestes se calculent comme dans un western pour éviter l'irréparable. La rupture, tant du ton général que du récit en lui même, interviendra avec l'attaque-massacre de cette paisible grappe humaine par les guerriers mayas de la cité voisine. Avec ce premier accès de sauvagerie, intense moment de corps à corps renvoyant directement au cinéma épique, Apocalypto bascule et, alors que les survivants convergent vers la mégapole des assaillants au cours d'une pénible marche forcée, n'aura de cesse d'entrer dans la fiction la plus viscérale. La nature, si amicale, devient inhospitalière, hantée par les mauvais esprits qu'annoncent une petite fille devenant pythie de mauvais augure. Comme pour suivre cet axe fantastique, la peinture de l'ennemi quitte également les rivages du réalisme pour adopter une approche ramenant presque à l'Heroic Fantasy ou au film de cannibale -on remarquera d'ailleurs l'approche naturaliste de la réalisation, permettant quelques plans qu'on croirait échappé d'un Deodato-. Vivants dans une propreté toute relative et s'exprimant par borborygmes, les Mayas, selon Mel Gibson, sont ainsi des brutes rendues à moitié folles par un culte sanglant, perpétré par des prêtres en transe qui pratiquent la tuerie à la chaîne pour s'attirer les bonnes grâces du dieu Kukulkan. On pourra toujours dire que l'on ne connaît réellement des Mayas que ce qu'ils -ou les Espagnols- ont bien voulu nous laisser, toujours est-il que Gibson, à l'exception de quelques plans d'architecture à la beauté fulgurante, privilégie les aspects les moins reluisants de ce peuple pour créer l'entité malveillante nécessaire à son récit, il est vrai bien plus proche des hommes-sauvages d'Absolom 2022 que des bâtisseurs de Tikal. Arrive enfin la fuite de Patte de Jaguar, apothéose du film qui devient une course-poursuite haletante, furieuse, presque muette. Un morceau de bravoure, une chasse barbare aux réminiscences animales, où Patte de Jaguar redevient bête pour faire valoir son droit de vivre sur ses terres, un droit qu'il tient de ses ancêtres et entend bien transmettre à sa descendance. Moment de cinéma dantesque, prise de conscience brutale d'un monde qui change où la beauté d'un accouchement contraste des crânes fendus au nom de la liberté, Apocalypto s'achève sur un épilogue superbe, où la petite histoire rejoint la grande pour mieux s'en éloigner.

En pleine maîtrise de ses moyens, Mel Gibson livre une oeuvre d'une puissance rarement atteinte, brassant la peur, l'aveuglement religieux et la survie. Si quelques menus défauts sont présents - il y a visiblement eu un concours du nom Maya le plus crétin, la palme revenant à "Ivrogne Quatre" (!!) - et si il reste, contre toute attente, un vrai grand film à faire sur les Fils du Soleil, ce Rambo chez le Mayas reste une expérience des plus jubilatoires, menée à un train d'enfer et qui deviendra, qui sait, un classique du genre. Après Braveheart, Mel Gibson peut se vanter d'un nouveau chef d'oeuvre...

A propos de l'auteur

71 commentaires

  • Anonyme

    21/12/2005 à 18h08

    Répondre

    Mwahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahaha

    Pardon mais j'ai vraiment hâte de critiquer ça...euh de voir ça voulais-je dire.
    J'en ai rêvé, Mel Gibson l'a fait.
    Paraitrait qu'il a tourné entièrement en Yucatèque (sauf le titre hein, qui est grec...ok je sors) à Véracruz (re-mwahahaha...ahem pardon).
    Des problèmes de lecteur m'empêchent malheureusement de voir les premières images.

    Ca c'était la mauvaise langue. D'un autre côté, s'il s'est bien documenté, ça peut donner quelque chose de grandiose.
    Mais pour l'instant on ne sait toujours pas grand chose de ce film...(D'autant que bon, c'est pas comme si la civilisation maya avait disparu comme ça pouf pouf en 2s)

    Edit : J'ai vu les nimages maintenant (oui c'est quand même mieux pour en parler). N'empêche que moi, j'ai hâte de le voir. Bon ok, y a des trucs louches dans les premières images mais j'avais bien aimé (à ma façon) La Passion du Christ. Et pis de toute façon, même si les personnages me déplaisent, je me contenterai des décors ( je veux y aller ) et de la réalisation.

  • nirnaetharnoediad

    21/12/2005 à 19h13

    Répondre

    oO

  • Lestat

    22/12/2005 à 14h10

    Répondre

    Venant de Gibson, ça peut donner un film historique très intéressant à la photogénie indéniable. Comme le furent Braveheart et la Passion du Christ.

    Surtout que des films sur les Mayas, y'en a pas des masses...

  • Alim

    22/12/2005 à 19h09

    Répondre

    Alors comme ça les Mayas ne sont pas que des abeilles ?
    On en apprend des choses ici !

  • nazonfly

    11/01/2007 à 10h37

    Répondre

    Ca veut rien dire. Lestat renifle le nanard potentiel à des kilomètres à la ronde.

  • Otis

    11/01/2007 à 11h02

    Répondre

    Quel enfoiré
    Lestat, merci pour ta critique qui me fait baver d'avance ! J'irais voir ce film, il le faut absolument et merci de (ré)habiliter la Passion. Un grand film. Le cinéma de Gibson m'intéresse de plus en plus. Par contre, pour garder la surprise, je n'ai pas lu ton avant-dernier paragraphe car il relate(rait) des faits et l'agencement de l'intrigue. Je préfère rester dans la surprise.

  • iscarioth

    11/01/2007 à 11h58

    Répondre

    nazgul666 a dit :
    Ca veut rien dire. Lestat renifle le nanard potentiel à des kilomètres à la ronde.


    Sans D nanar !!

    Et j'ai toute confiance en Lestat là dessus, malgré le différend land of the dead.

    Et j'ai surtout foi en Mel Gibson

    Critique de Braveheart bientôt, pour l'occasion...

    POUR L'ECOSSE !!!

  • Vincent.L

    11/01/2007 à 12h31

    Répondre

    Après Braveheart, Mel Gibson peut se vanter d'un nouveau chef d'oeuvre...


    Après [i]Braveheart et La Passion du Christ, deux chefs-d'oeuvres

    Je reviendrais pour parler d'Apocalypto[/i] une fois vu, tu m'as bien fait bavé aussi...

  • tyler

    11/01/2007 à 13h04

    Répondre

    9 !! C'est rare !!!

    De plus, ca fait longtemps que je l'attendais !!

  • iscarioth

    11/01/2007 à 14h57

    Répondre

    Vincent.L a dit :
    Après Braveheart, Mel Gibson peut se vanter d'un nouveau chef d'oeuvre...


    Après Braveheart et La Passion du Christ, deux chefs-d'oeuvres


    Alors que Braveheart a été acclamé à la quasi unanimité (presse, oscars, public), La passion du Christ est beaucoup plus controversé, au niveau du message ainsi que sur la forme (toutes les railleries sur les 1000 litres de sang perdus par Jesus, le coté gore). Bref, le second est loin de faire l'unanimité contrairement au premier qui, même s'il a forcément ses détracteurs, a été immédiatement reconnu comme un "coup d'essai, coup de maitre"...

  • tyler

    11/01/2007 à 15h42

    Répondre

    La passion du christ est vraiment assez sanglant voir trop.. Je ne comprend toujours pas l'utilité de la scene avec les romains quand ils le battent a mort.

    Cependant, je suis toujours aussi perplexe sur le message.. Je me pose toujours la question s'il est vraiment antisémite... C'est idiot mais apres l'avoir revu plusieurs fois, j'ai un doute.

    Evidemment, ce n'est pas un chef d'oeuvre comme braveheart mais ce n'est pas le pire des films que j'ai vu.. je dirais meme que je trouve que c'est un bon film.

  • Otis

    11/01/2007 à 17h22

    Répondre

    Pour La Passion du Christ, loin de moi de le légitimer, mais j'aimerais clarifier des choses en me basant sur le récit biblique et sur ce que l'on voit à l'écran.
    Je me réjouis - et ce n'est pas simplement le petit étudiant de Lettres qui parle - de voir de nos jours des grosses productions qui OSENT mettre de l'araméen, du latin pendant plus d'une heure et demie. Surtout quand on connaît "l'exigeance" d'un grand nombre du public américain qui déteste voir des versions où on distingue clairement que le dialecte ne sort pas de la bouche de celui qui parle (et ils ont raison), on peut se dire qu'il s'agit là d'un petit miracle technique. Respect de la langue donc, les acteurs ont dû apprendre l'araméen, le latin, car à moins d'être passé à côté, je crois que leur souffle sortait bien de leur bouche. Respect historique : je ne connais pas UN historien sérieux qui se soit levé pour remettre en cause la trame du film.
    Respect du texte biblique également. Dans la forme à présent, beaucoup se sont soulevés contre le sang, il me semble que cette tragédie a une portée d'autant plus forte avec cette violence ; Gibson a voulu porter un vrai message christique digne de la figure de Jésus et cette souffrance qu'il porte est ici très clairement rendue à l'écran grâce à des effets graphiques glaçants. Aussi, Gibson est un très bon réalisateur - c'est mon ptit avis. Ensuite, aucun message antisémite là-dedans. Ce n'est pas "tous les Juifs sont des méchants" ou alors c'est le texte biblique qui l'est ! Je voudrais pour cela signaler le geste fort, immense, de ce Juif qui aide Jésus à porter la croix. Sauf erreur de ma part. Evidemment, je n'oublierai jamais la présence du démon - l'une des plus belles du cinéma à mon avis. J'ai hâte de voir Apocalypto, Gibson est un réalisateur qui prend des risques dans cet Hollywood maussade et guère transcendant. Pour toutes ces raisons, il gagne mon respect haut la main

  • shwarztein

    11/01/2007 à 17h58

    Répondre

    Je sens qu'il va vite falloir que je soigne mon inculture en voyant les trois films cités ici au moins pour essayer de me donner un avis, avec cette jolie critique qui donne envie d'aller voir apocalypto dont j'avais eu plusieurs échos négatifs quant à sa violence entre autre.

  • Anonyme

    11/01/2007 à 18h19

    Répondre

    Apocalypto vu hier, et je rejoins Lestat sur pas mal de choses. Visuellement, ça couche son ours comme disent certaines personnes de mon entourage (cherchez pas à comprendre ), même si j'ai trouvé que la forêt aurait pu être plus "verte". La seconde partie, avec la cérémonie à la pyramide et la course poursuite m'a scotché au fauteuil: les plans sont précis, rythmés, rien à redire.
    mention spéciale à la caméra placée à la place de la tête du 2nd sacrificié
    Bon par contre la fin est on va dire très limite d'un point de vue historique. Mais bon vu que le film commence par une citation, il fallait bien qu'elle se vérifie à la fin.

  • gyzmo

    11/01/2007 à 18h20

    Répondre

    Otis a dit :
    Evidemment, je n'oublierai jamais la présence du démon - l'une des plus belles du cinéma à mon avis.

    Introduire le Démon dans l'histoire de Jésus, cela a été considéré hyper casse-gueule. D'un, Satan n'a pas vraiment sa place dans une retranscription des dernières heures de Jésus. De deux, cet être démoniaque n'apparaît dans le film, il me semble, qu'en présente du peuple Juif, d'où la confusion qu'il y a sur l'intention symbolique d'utiliser ce Mal par Gibson. Perso, même si effectivement, sa représentation est incroyable d'un point de vue esthétique, c'est le seul élèment qui me "dérange" car hors de propos (ou subjectif à outrance, une sorte de relecture du nouveau testament, quoi, c'est là le petit danger). Le film n'avait pas besoin de ce genre d'ajouts à double tranchant (et surement provocateur). Ca reste un bon film, à mon sens.

    nb : je suis en train de me dire que Besson a fait pareil avec Jeanne D'Arc, tiens, avec l'introduction du personnage d'Hoffman^^.
    nb : Belle critique, Apocalypto me fait également envie, pour rester dans l'esprit du topic

  • Otis

    11/01/2007 à 18h31

    Répondre

    Ah Gyzmo, j'avais pas fait gaffe au fait que le Démon soit tjrs présent quand les Juifs sont là. En même temps, on est dans la région donc bon
    C'est la touche personnelle de Gibson que j'apprécie ; ça nous permet de nous rappeler qu'il s'agit bien d'une oeuvre artistique avant tout - et non de propagande comme on a voulu nous le faire croire dans certains médias. Et je trouve qu'il y a des films bien plus "antisémites" à considérer qu'ils le soient (de mon côté, j'y crois pas du tout, je suis cependant sûr d'une chose : qu'à force de crier partout à l'antisémitisme, cela va plutôt contribuer à en créer).

  • tyler

    11/01/2007 à 18h34

    Répondre

    De deux, cet être démoniaque n'apparaît dans le film, il me semble, qu'en présente du peuple Juif


    La plus longue scene de Satan ( ca aurait du etre l'antechrist mais pas grave) se trouve au début du film ou il n'y a..... que jesus. Il est la aussi quand jesus se fait battre a mort (il y a les juifs, les chretiens et les romains) et il est tout seul dans le desert a crier (je sais pas trop pourquoi d'ailleurs)

    Moi ce qui me dérange surtout, c'est qu'a la fin du film, on a tres envie de casser la tete aux rabbins qui veulent tuer Jesus. Et ce qui me derange, c'est cette haine envers Jesus de la part des religieux juifs. j'ai du mal a croire qu'ils souhaitaient liberer un tueur sanguinaire plutot que le christ.

    Cependant, on voit que quand meme, le peuple juif ne suit pas les religieux ou sont manipulés par eux. On notera la scene ou un juif est obligé d'aider Jesus et qu'il le défend quand il est attaque...

    Au fait Jesus.. il etait pas Juif.. ?

  • gyzmo

    11/01/2007 à 18h50

    Répondre

    tyler a dit :
    Il est la aussi quand jesus se fait battre a mort (il y a les juifs, les chretiens et les romains)

    Ah nan. Je parle de la mise en scène d'après (je crois) qui montre Satan rôder derrière le peuple juif, disposé le long du chemin de croix, lorsque Jesus se dirige vers le mont Calvaire. Je crois que c'est ce montage qui a fait couler beaucoup d'encre à l'époque.

    Mais bon, on est hors topic là^^
    Amen.

  • tyler

    11/01/2007 à 19h00

    Répondre

    euh faut que je revois ca.. mais ca me dis rien... je te redis ca plus tard

  • Vincent.L

    11/01/2007 à 19h43

    Répondre

    Gallu a dit

    Alors que Braveheart a été acclamé à la quasi unanimité (presse, oscars, public), La passion du Christ est beaucoup plus controversé, au niveau du message ainsi que sur la forme (toutes les railleries sur les 1000 litres de sang perdus par Jesus, le coté gore). Bref, le second est loin de faire l'unanimité contrairement au premier qui, même s'il a forcément ses détracteurs, a été immédiatement reconnu comme un "coup d'essai, coup de maitre"...


    Est-il si difficile de comprendre que lorsque quelqu'un parle et qu'il utilise le "je", ses propos ne concernent que lui et n'ont en aucun cas un caractère universel?

    "Je" considère Braveheart et La Passion du Christ comme deux chefs-d'oeuvres. Pas tout le monde, je sais. Merci Gallu de me prendre pour un bêta incapable de savoir que Braveheart est beaucoup considéré que La Passion...

  • tyler

    11/01/2007 à 20h36

    Répondre

    Quelqu'un pourrait m'aider a trouver la scene decrite par Gizmo parce que je ne la trouve pas.. ??

    Petite chose a noter : le juif qui aide Jesus pleure quand il se sépare de lui, en haut de la montagne.

  • Otis

    11/01/2007 à 21h57

    Répondre

    Conclusion : ce film n'est pas antisémite. et Gallu est un bêta ( )

  • Danorah

    11/01/2007 à 22h09

    Répondre

    Otis a dit :
    et Gallu est un bêta ( )


    Toi-même !

    D'abord.



    (PS pour Vincent : ton avis était exprimé de manière suffisamment péremptoire et sur le ton de la vérité générale pour que la réaction de Gallu se justifie, je trouve. Hein ? Comment ça je me mêle de ce qui ne me regarde pas ? )

    Ok ok je m'en retourne potasser mes 60 pages de maths...

  • numeroVI

    12/01/2007 à 12h00

    Répondre

    bon, cette critique m'a décidé: je vais aller voir apocaplypto.

    mais avant j'aurais aimé voir la passion du Christ en dvd.

    d'où les questions suivantes, dont certains auront peut être la bonté de répondre (comment ça j'en fais trop?):

    - vaut-il le coup en DVD? raconte t-il le contexte historique de la passion, ou uniquement la souffrance de Jésus pendant ces quelques heure?
    - est-il vraiment gore, car ma copine n'aime pas ça du tout. si je me souviens bien, il n'était interdit qu'au moins de 12 ans non?

    merci d'avance et bonne année à tous tant qu'on y est!

  • tyler

    12/01/2007 à 12h05

    Répondre

    gore... ca depend ce que t'entend par gore... Moi, je dirais sanglant..

    Apres, si ca vaut le coup ou pas, ca ne depend que de toi et de tes gouts. Pas facile car le avis sont mitigés sur ce film et franchement, c'est le genre de films ou l'on fait son avis qu'en voyant le film. Essaye de l'emprunter a des gens ou loue le.

  • Otis

    12/01/2007 à 12h13

    Répondre

    Ce que j'aime bien, c'est le "car ma copine n'aime pas du tt" : sous-entendu : "Peut-être que j'aimerais ça, mais si ma copine non, donc je n'y goûterais jamais"
    La Passion est un film violent, il faut le dire. Je pense donc que si tu veux le voir, il faudra être seul
    Pour le contexte historique, je pense que Gibson respecte son sujet ; mais faudrait demander à un historien du forum.

  • numeroVI

    12/01/2007 à 12h26

    Répondre

    lol, c'est exactement ça!

    dès que c'est un peu violent, je dois me taper tout seul, et je l'ai littérallement traumatisée rien qu'en lui RACONTANT saw
    !

    merci pour les infos, donc, je me le louerai !

  • Otis

    12/01/2007 à 14h11

    Répondre

    Je compatis, je connais ça. On s'y fait : la pédagogie est un réel défi. Normalement, si tu démarres lentement, elle finit par vénérer Braindead. Faut démarrer en douceur, j'insiste. (c'était le message cynique d'Otis )

  • numeroVI

    12/01/2007 à 14h23

    Répondre

    ouais, mais braindead (évidemment culte) est super drôle, ce qui désamorce complètement la violence.

  • Anonyme

    12/01/2007 à 14h57

    Répondre

    deplus en plus, les gens on du mal à différencier les nuances, violent et gore c'est très différent et les objectifs pour les deux cas sont très éloignés.

    Pour ma part, j'ai hate de voir ce film, je me souviens que Mel , encaissant les critiques de La passion avait presque proclamé qu'il se calmerai et qu'il s'est laissé envahir par le sujet.

    assagi c'est cela oui, il nous sort apcalypto !!! le bougre.

    Moi perso j'ai hate de le voir, je trouve que Gibson et vraiment un réalisateur intègre et j'espère qu'il continuera dans cette voie, même son premire film n'est pas complètement à jeter (AMHA)!!!

  • numeroVI

    12/01/2007 à 14h58

    Répondre

    l'homme sans visage, quelle daube! d'ailleurs la daube il l'avait collée sur la joue!

  • Anonyme

    12/01/2007 à 15h11

    Répondre

    numeroVI a dit :
    l'homme sans visage, quelle daube! d'ailleurs la daube il l'avait collée sur la joue!



    Oui c'est sur, mais depuis, l'homme a montré ce qu'il avait dans le ventre, c'est l'inverse de certains !!!

  • tyler

    12/01/2007 à 17h31

    Répondre

    Vrai... je trouve qu'il realise bien.. Apres moi je pense que le personnage public et le realisateur ne sont pas a melanger...

  • numeroVI

    12/01/2007 à 17h38

    Répondre

    et puis il restera devant l'éternel le grand Martin Riggs de l'arme fatale, le seul héros à nuque longue auquel j'aurais aimé ressembler! vivement le 5 tiens.

  • Anonyme

    13/01/2007 à 01h50

    Répondre

    numeroVI a dit :
    et puis il restera devant l'éternel le grand Martin Riggs de l'arme fatale, le seul héros à nuque longue auquel j'aurais aimé ressembler! vivement le 5 tiens.


    vu le 4 vaut mieux pas !!!

  • raidenjeff

    13/01/2007 à 02h58

    Répondre

    vivement le 5 tiens


    J'attends impatiemment aussi. Mel a finalement remis le couvert

  • tyler

    13/01/2007 à 03h21

    Répondre

    Ouais ouais.. Je trouve ca idiot puisque je trouvais que dans la 4, nos heros se voyaient tres proches de la retraite notamment mel qui se rend compte qu'il n'est plus tres jeune...

  • Anonyme

    13/01/2007 à 09h54

    Répondre

    tyler a dit :
    Ouais ouais.. Je trouve ca idiot puisque je trouvais que dans la 4, nos heros se voyaient tres proches de la retraite notamment mel qui se rend compte qu'il n'est plus tres jeune...



    Le 4 c'est plus de la comédie que de l'action, ça rigole pour rien, jet li retiens tro pses coups et les persos ont pris un coup de vieux, le 5 aurait des allures d'"impitoyable " mais en beaucoup plus mauvais, qu'il arrêtent, Sauf si Shane blake reviens dans la partie !!!!

  • Eustache

    14/01/2007 à 23h58

    Répondre

    Je pensais boycotter ce film, mais un ami m'a entraîné le voir, et j'ai été agréablement surpris. Il faut dire que j'aime voir agir une galerie de personnages très volontaires et motivés baignant dans le gore, ça me donne une émotion agréable, question de goût ! Mel Gibson savait qu'on l'attendrait au tournant, et a pris des précautions telles que les critiques "antifascistes" du film sonnent un peu faux à mes oreilles. J'avais lu, peu de temps avant, une histoire des Mayas dans l'essai de Jared Diamond "Effondrement", ça tombait bien. Au moment de l'arrivée des Espagnols, au début du 16e siècle, la cilivisation maya avait perdu 90% de sa population et de sa puissance par rapport à son apogée du 8e siècle, mais il restait effectivement plusieurs cités-Etats dans le nord du Yucatan. Les sacrifices mayas étaient bel et bien nombreux et très sanglants, quoique ne prenant peut-être pas cette forme de grand spectacle public montrée dans le film. Il y a toutefois deux téléscopages douteux dans le film. D'abord un télescopage historique : le film montre la cité maya aux prises avec des problèmes d'origine écologique (déforestation, érosion des sols, sécheresse prolongée, famine et épidémie, augmentation de la superstition, situation explosive mal contrôlée par des élites peu nombreuses et peu savantes). Or, ces problèmes écologiques sont plutôt associés à l'effondrement de la civilisation maya classique au 9e siècle et dans les 2-3 siècles suivants ; au 16e siècle, ces problèmes ne se posaient pas notablement pour les dernières cités mayas. Ensuite, un télescopage géographique : l'existence de "bons sauvages" forestiers (dont le film ne dit pas clairement s'ils sont mayas ou d'une autre ethnie), à quelques jours de marche d'une cité maya, est très improbable ; on dirait que des indiens d'Amazonie ont été téléportés dans le Yucatan pour les besoins de l'histoire ! Enfin, une grand leçon du film : pour survivre, c'est très utile de courir très vite et d'avoir le cul bordé de nouilles.

  • Anonyme

    15/01/2007 à 08h24

    Répondre

    Interessant ton message mais pourquoi voulais tu boycotter le film ???

  • numeroVI

    15/01/2007 à 08h27

    Répondre

    c'est vraiment gore?

  • Anonyme

    15/01/2007 à 11h06

    Répondre

    numeroVI a dit :
    c'est vraiment gore?


    Ou la faut arrêter avec ce terme, la violence et le gore c'est différent, le seul moyen de demystifier c'est d'aller le voir au moin tu te feras une opinion, si c'est irregardable je pense pas que ça sortirai au ciné comme ça réflechit un peu.

    Si c'est la seule chose qui te perturbe dans un film; ben va voir un film hyper gore ou alors ne va plus voir de films réservés à un public averti .

  • gyzmo

    15/01/2007 à 11h55

    Répondre

    On se calme, Krisss

  • iscarioth

    15/01/2007 à 11h59

    Répondre

    Vincent Pinel dans Ecoles genres et mouvements au cinéma a dit :
    Le [b]gore cherche à provoquer chez le spectateur une réaction violente de dégoût en montrant des simulacres de corps déchiquetés d'humains ou d'animaux noyés dans des duccédanés d'hémoglobine.


    micro robert a dit :

    Violence [/b]:
    Disposition naturelle à l'expression brutale des sentiments


    Voilà, un petit point de définition, comme ça vous pouvez arrêter de vous disputer, bande de sauvageons !

  • gyzmo

    15/01/2007 à 12h08

    Répondre

    Vincent Pinel dans Ecoles genres et mouvements au cinéma a dit :
    duccédanés d'hémoglobine.

    J'aime bien le terme, mais c'est quoi au juste ?

  • Anonyme

    15/01/2007 à 12h55

    Répondre

    gyzmo a dit :
    On se calme, Krisss



    je suis calme, je l'ai pas insulté quand même, Mais en ce moment, c'est vrai qu'il sort beaucoup de films axés survival.

    Mais ça n'implique par forcément que c'est GOREEUUUU, ce mot signifie pas "Y a du sang", et je pense que certaines personnes sont tétanisées par le simple fait de voir du sang.

    Dans ce cas, ou on essaie d'exorciser ou on évite tout simplement ce genre de film. Moi perso Le sang ne me choque pas vraiment, je comprends que ça puisse impressioner, mais on ne peut pas prévenir à chaque fois si la personne va supporter ou pas, elle regarde l'interdiction et tente le coup ou non.

    On va pas décortiquer à chaque fois les scènes non ???


    Bon ok, je vais reprendre un Tisane ....

  • numeroVI

    15/01/2007 à 16h51

    Répondre

    euh oui mais bon, c'est aussi le rôle d'un forum que de permettre d'avoir des indications sur le niveau de violence d'un film...

    et puis, ok gore et violence c'est différent mais tu as bien compris le sens de ma question: est-ce vraiment très violent ou non?

    après, si ça t'em**** de répondre, bien t'en fasse, ne perd pas de temps!

    bien à toi.

  • iscarioth

    15/01/2007 à 17h02

    Répondre

    Qu'est ce qu'ils sont susceptibles, les internautes, de nos jours

    Je vais voir ce film en fin de semaine.

    Viendrais faire un bilan sanguin ici juste après, promis !

  • numeroVI

    15/01/2007 à 17h03

    Répondre

    allez, t'as raison, moi aussi je vais me faire une tisane, et c'est ma tournée!

  • tyler

    15/01/2007 à 17h08

    Répondre

    est-ce vraiment très violent ou non?

    bOn, je vais repondre plus diplomatiquement. Disons que c'est souvent dur. Par exemple, je te cite une scene : Jesus se fait battre a mort par les romains. Ils y vont au baton et puis decident de passer au martinet a clou. Jesus se prend des clous partout. A un moment, les clous du martinet s'enfonce tellement dans la chair qu'ils y restent et le propriétaire du martinet, pour degager son objet, tire un grand coup..

    Donc c'est violent, moi je trouve que c'est tres violent et que ce n'est pas le genre de films que l'on peut montrer a tout va. Cependant, la ou je rejoins Kriss, c'est que le niveau de ce que l'on considere comme violent ou tres violent est propre a chaque individu, donc je te conseille de voir par toi meme, il coute a peine 10 a la fnac et au pire tu peux le revendre si ca ne te plait pas car la passion du christ est le genre de films ou l'on ne peut se faire une opinion que par soi meme.

    Voila, je ne pense pas qu'il y ai besoin de continuer le débat parce que je pense que beaucoups de gens te diront la meme chose que moi.

  • numeroVI

    15/01/2007 à 17h19

    Répondre

    merci pour ces explications !

    je suis tout à fait conscient que le niveau d'acceptation de la violence varie d'un individu à l'autre.

  • Eustache

    15/01/2007 à 23h54

    Répondre

    KRISSS a dit :
    Interessant ton message mais pourquoi voulais tu boycotter le film ???


    A cause du personnage même de Mel Gibson, qui était tout de même plus agréable quand il était jeune, mignon et muet. Mais, bon, si je fais l'effort d'aller voir le film, je fais aussi l'effort de juger sur pièce.

    Je présente mes excuses les plus plates pour avoir utilisé à la légère le mot "gore". C'est que, quand, par exemple, le prêtre maya fait une incision dans le ventre d'une victime vivante avec un couteau, puis farfouille avec sa main sous les côtes pour extraire le coeur, qui est brandi et montré à la victime encore consciente puis brûlé sur des braises, avant que la tête coupée puis le corps cécapité de la victime ne soient jetés à bas de l'escalier abrupt du temple en rebondissant et virevoltant, cela mérite peut-être un terme un peu plus spécifique que "violence". Quand nous avons droit aussi à la vue sous-marine d'un accouchement-surprise, même s'il n'y a pas de sang, et même si ce n'est peut-être pas fait pour horrifier, ce type d'effet anatomique théâtral mérite tout de même le nom de... "grand guignol" ? Mais cette expression est trop dédaigneuse, non ?

  • Anonyme

    16/01/2007 à 00h15

    Répondre

    Ouais enfin le sacrifice n'est quand même pas très explicite, on voit pas grand chose, c'est très souvent hors champ.

  • numeroVI

    16/01/2007 à 08h23

    Répondre

    ha ouais quand meme...

  • Anonyme

    16/01/2007 à 08h39

    Répondre

    Numéro 6, le fait d'imaginer une scène dans sa tête, c'est autre chose que de la voir, l'imagination d'une personne peut être fertile et dépasse souvent la réalité, j'en ai fait plusieurs fois l'expérience et crois moi, dans ce cas, il vaut mieux juger par soi même.

    Maintenant, si tu veux pas payer une place de ciné pour partir en plein milieux de la scéance (ce que je comprends tout à fait), ben attends la sortie DVD ou la diffusion sur le petit écran.

    Moi il y a un temps, j'avais peur de voir certains films car je mysthifier tout ça, j'ai tenté d'exorciser cela en regardant à mon rythme les films qui me faisaient peur car j'en entendais tellement de chose que cela me répulsait.

    Maintenant, je ne dis pas que je ce genre film ne me fait plus rien, je n'irai quand même pas voir un film de chez haxan mais ce genre de scène ne m'inquiète pas du tout, mais si quelque part tu a envie d'y aller parce que tu sais que c'est violent et que tu as peur quand même, c'est que tu aimes te faire peur, tu veux te tester, comme une sorte d'adrénaline, à toi de voir si tu décide de pousser cette peur jusqu'au bout ou si tu préfères attendre voire ne jamais rien tenté, mais le fait de demander une liste des tortures du film me donne l'impression que tu fais de la procuration.

    Je connais des gens qui n'aiment pas le sang et en général, elles ne veulent pas connaître ce genre de détails.


    Maintenant crois moi, je ne voulais pas t'agresser pour ça, j'ai pas été fin et je m'en excuse...

  • numeroVI

    16/01/2007 à 10h05

    Répondre

    je m'excuse quant à moi d'avoir démarré au quart de tour!

    bon, ceci dit, je suis tout à fait d'accord avec toi, et je comprends tout à fait. si ça ne tenais qu'à moi, j'y foncerai direct, mais j'y vais avec ma copine, qui n'aime pas les films d'horreur ou gore. donc je me demandais juste si c'était une violence brute, qui s'insère dans l'histoire, ou des passages "gores" complaisants, notamment pendant les sacrifices.

    je m'en voudrais de la traumatiser! (cela dit, vu les images diffusées hier sur France2 avec un simple "déconseillé au moins de 12 ans"... en plus là c'était du réel, de vrais morts.... )

    voilà, c'est tout, et je pense que ce forum est le genre de lieux où on peut obtenir ce genre d'infos!

    sans rancune KRISS!!

  • Anonyme

    16/01/2007 à 10h55

    Répondre

    numeroVI a dit :

    mais j'y vais avec ma copine, qui n'aime pas les films d'horreur ou gore. donc je me demandais juste si c'était une violence brute, qui s'insère dans l'histoire, ou des passages "gores" complaisants, notamment pendant les sacrifices.

    je m'en voudrais de la traumatiser! (cela dit, vu les images diffusées hier sur France2 avec un simple "déconseillé au moins de 12 ans"... en plus là c'était du réel, de vrais morts.... )



    J'avais cru comprendre se problème, dans ce cas, ben ne la fait pas venir, mais ne te prive pas de ce que tu as envie de voir, si vraiment t'as pas le choix, attend la sortie dvd ou un passage à la télé mais le fait est qu'elle ne pourra pas t'empecher de regarder.

    Puis sauf si elle est vraiment réfractaire à la violence, je te conseille de lui faire une analyse du problème, pourquoi la violence au ciné, explique lui aussi que se sont des acteurs, c'est vrai que le réalisme d'une scène peut choquer mais il faut savoir prendre du recul, quand on sort de la salle, on a vu un film, explique lui aussi que parfois, ça permet de relativiser et tu peux rajouter que se prendre la violence en pleine fgure n'a rien de joussif parfois ces choses la arrive et il est bon de voir cela en face, enfin la j'ai résumé, si tu veux des détails demande en MP

  • numeroVI

    16/01/2007 à 11h02

    Répondre

    disons que le problème c'est que dès que c'est violent (vraiment violent, dérangeant quoi); elle ne prend plus de plaisir à regarder le film.

    donc, quand on veut se faire une toile tous les deux, on choisit qui nous plait à tous les deux. je me le prendrai donc en DVD ou j'irai seul (mais c'est moins cool).

  • Vincent.L

    16/01/2007 à 12h31

    Répondre

    Comme d'habitude, en France, on ne sait pas donner des interdictions appropriées aux films. Un moins de 16 ans aurait été bien pour [i]Apocalypto, un moins de 18 ans pour La Passion...

    Sinon, en dehors des considérations stupides de journalistes qui s'indignent de la violence des films de Mel Gibson (et qui les rejettent avant tout pour ça), Apocalypto est tout ce que Lestat en dit. Beau, grand, contestable sur un plan historique, drôle, tendre, profond, fort, bien filmé, course-poursuite d'anthologie, ode à la nature...

    Je rajouterais le charisme incroyable de tous les acteurs et l'art qu'a Gibson de donner une force poignante aux enfants.

    Côté négatif, je taperais plutôt du côté de la mise à mort du Jaguar à moitié en animatronic pour un résultat plutôt comique pour le coup...

    ou encore

    la naissance en images de synthèses très facile et propre (oui je sais qu'il parait que les naissances se passent mieux dans l'eau )

    Pour ceux qui ont peur de la violence et qui n'y vont pas pour ça, je dirais qu'un arrachage de coeur, ils en ont déjà vu dans Le Temple maudit, que des corps transperçés par des flèches ils en ont déjà vu dans la trilogie du Seigneur des anneaux[/i], etc.

  • raidenjeff

    21/01/2007 à 01h41

    Répondre

    J'ai été embarqué dans ce film de bout en bout, à l'instar de La passion du christ, par une fabuleuse mise en scène et des acteurs géniaux. De grands instants de Cinéma en perspective...

  • riffhifi

    23/01/2007 à 03h53

    Répondre

    J'ai trouvé que la violence de ce film était assez dérisoire par rapport à celle de la Passion du Christ : ce dernier était un film DE violence, dans le sens où on ne voit quasiment que la torture de Jésus du début à la fin. C'est une grosse scène de torture d'1h30, qui m'a fait super mal. Apocalypto en revanche est un film d'aventures sympa avec des Maya et des animaux dans la forêt. A quelques scènes près, ce serait presque un spectacle familial.

  • Jade

    29/01/2007 à 11h25

    Répondre

    Un film qui confirme que Mel Gibson aime voir ses héros souffrir, indéniablement Il y a un coté irréductiblement dérisoire avec les films de ce type, peut etre le gore et le sérieux qui vont mal ensemble, mais dans Apocalypto, ca passe déjà bien mieux que dans la Passion du Christ, certainement car la violence est moins systématique (quoique) et les propos un peu plus païens. De plus, en en faisant moins dans l'explicite, Mel Gibson arrive à faire monter la pression de manière étonnante, faisant de lui un réalisateur à part entière et pas juste un pseudo CLint Eastwood de plus. La scène où les prisonniers découvrent leur sort à venir en regardant les dessins est absolument terrible. Le film prend une dimension vraiment fantastique (presque iconographique, avec le gars au masque de dragon) avec les personnages au sommet de la pyramide, dont le terrifiant grand chef maya.
    Bien des bonnes choses dans cet Apocalypto, mais une trademark de gros bourrin américain toujours présente, et particulièrement mal venue dans un film se voulant historique les discours se voulant des généralités immuables et indesctructibles - le discours sur la peur du père du héros étant au final le vrai sujet du film -, et surtout le faux raccord à l'Histoire faisant disparaitre les mayas plus de 200 après leur disparition réelle
    Mais bon, un film sympa, ne serait ce que pour les noms débiles et la scène avec le jaguar

  • Islara

    29/01/2007 à 18h22

    Répondre

    J'ai pris le temps de lire tous vos messages, donc, je vais d'abord dire [b]qq mots sur la Passion, ce qui répondra à plusieurs de vos questions.

    J'avais relu les 4 Evangiles de la Passion avant d'aller voir le film. Je vous confirme donc que La Passion du Christ a été srupuleusement respectueuse des Ecritures dans ses moindres détails (rêve de Claudia, Simon de Cyrène qui aide Jésus à porter sa croix, faux témoignages...) à deux exceptions près :
    1) la personnification de Satan (qui ne m'a pas paru apporter grand chose, si ce n'est pour bien montrer, au début, la tentation de Jésus de renoncer à se sacrifier)
    2) seul le rideau du temple de Jérusalem a été brisé en deux et non le temple lui-même au moment où Jésus meure.

    Si le film a pu être accusé d'antisémitisme, cela a plus tenu à la personnalité de Mel Gisbon qu'au film lui-même, car il est clair qu'il n'a absolument rien d'antisémite ou alors, la Bible l'est elle-même (étant précisé que Jésus était effectivement juif ansi que tous ses apôtres ; il a été circoncit, fasait le Sabbat...).

    Il s'avère qu'en fait Mel Gisbon est un catholique (et non un protestant) de mouvance traditionnaliste. Il ne fait pas partie de la mouvance lefebvriste qui a été excommuniée en 1988 mais il a parfois des idées un peu intégristes. Du coup, les journalistes, assez anti-cléricaux d'une manière générale, ne se sont pas pivés de faire monter la sauce, si vous me pardonnez l'expression.

    Bref, personnellement, j'ai vraiment été aborbée et émue par le film, et je remercie Mel Gibson d'avoir porté à l'écran aussi fidèlement cette partie de la vie de Jésus. Mais il me paraît évident que ce type de film ne pourra pas parler à tout le monde. La question que je me pose en définive, c'est : Que peuvent bien en penser les athées ?

    Passons à Apocalypto [/b]: je m'attendais à voir un bon film d'action-émotion et je n'ai pas été déçue de ce côté-là. Lestat a majetueusement mis en exergue toutes les qualités cinématographiques du film.

    Mais, en fait, ce qui m'a le plus interloquée, c'est la claque finale : je n'ai absolument pas vu venir cet aspect de réflexion du film. Et je trouve que cette claque (que le contexte historique soit parfaitement respecté ou non, ce qui importe peu, car on aurait pu faire la même chose avec une fiction) donne un autre sens au film. L'on peut s'en tenir à l'aspect action-émotion et au courageux Patte de Jaguar qui lutte de toutes ses forces, et cela peut suffir.

    Mais on peut aussi se questionner sur cette ironie de l'histoire et se rappeler qu'hier aussi, les grands Romains assoiffés de sang dans les cirques n'ont pas bcp mieux fini que les Mayas. Et l'on peut se dire aussi que, demain, ça peut très bien être notre civilisation qui s'effondrera. J'en rajoute un peu, mais cette claque finale m'a vraiment fait cogiter.

  • raidenjeff

    29/01/2007 à 23h40

    Répondre

    Bien des bonnes choses dans cet Apocalypto, mais une trademark de gros bourrin américain toujours présente, et particulièrement mal venue dans un film se voulant historique


    A ce que j'ai lu, il n'a jamais été question pour Gibson et son co-producteur de faire un film historique sur les mayas, c'est avant tout une parabole de fin de civilisation (applicable encore aujourd'hui). Bien sur il faut un minimum de crédibilité mais ce n'est pas la prétention du film.

    Qu'entends tu par "trademark de gros bourrin américain" ?

  • Jade

    30/01/2007 à 17h39

    Répondre

    Heureusement que le film ne se revendique pas comme historique, caraucun maya n'a jamais vu de bateau espagnol. Par 'trademark de gros bourrin américain', expression certes très nébuleuse, j'ai voulu dire que le film, d'une part manque vraiment de d'originalitésauf dans certaines scènes, étonnament les moins violentes, comme celle ou le gros maya voit sa belle mère qu'il déteste se faire libérer, et d'autre part que le film prone une certaine morale que l'on pourrait qualifier d'américaine, et enfin que l'on ressent parfois un manque de finesse flagrant sur le fond comme sur la forme l'enfant oracle, qui par ailleurs a un regard vraiment fascinant, et la fameuse scène du jaguar, qui m'a fait directement penser à la scène dans predator ou tout les soldats tirent pendant 10 minutes sur le predator
    En bref, le film à bien ce coté exotique, maya tout ça, mais ne sort pas vraiment de la catégorie des films d'action moralisateurs (avec un coté plus hétéroclite, certes, et des qualités que j'ai develloppées plus haut).

  • Islara

    30/01/2007 à 17h50

    Répondre

    C'est étrange, la morale (si tant est que l'on puisse appeler cela une morale, je dirai plutôt "message" m'a paru au contraire tout sauf américaine : les morales américianes telles qu'on les entend, c'est happy end, "méchant perd" et "gentil gagne".

    Là, non seulement il n'y a pas de gentil ou de méchant dans le message du film, mais en plus, faire passer ce message aussi brièvement par une minute au début et une minute à la fin, ça m'a paru pour le moins original. Pas de fioriture ou de grands discours, juste une scène-coup de marteau qu'on ne voit pas venir.

    Certes, ça manque de finesse, mais c'est cela qui est original et c'est d'autant plus marquant.

  • Anonyme

    30/01/2007 à 17h55

    Répondre

    starship troopers était un peu du même acabit même si la cible était différente et beaucoup de films jouent sur ce principa mais c'est vraie que c'est pas monnaie courante à HOLLYWOOD

  • raidenjeff

    31/01/2007 à 16h01

    Répondre

    Par 'trademark de gros bourrin américain', expression certes très nébuleuse, j'ai voulu dire que le film, d'une part manque vraiment de d'originalité


    Ce que j'ai trouvé original, c'est que le film soit tourné avec des acteurs amateurs (très talentueux d'ailleurs) et dans la langue d'une ancienne civilisation par souci d'authenticité. Voilà qui nous éloigne bien des "trademark de gros bourrin américain".

  • Jade

    06/02/2007 à 10h37

    Répondre

    Bah je parle de morale bien américaine pas tellement pour son contenu (chacun y verra ce qu'il veut), mais bel et bien pour la manière dont elle est énoncée.
    Déjà je parle de morale parce qu'elle est préalable au récit. En gros, l'histoire ne sert qu'à mettre en valeur un énoncé que l'on retrouve au début.
    Et là où ca fait bien américain, c'est qu'en plus de ce parti pris intellectuel (que l'on retrouve au fond dans beaucoup de films), la morale est très clairement énoncée, par un personnage du film qui plus est. C'est limite si il ne se tourne pas vers la caméra en prenant un air grave et se met à parler au spectateur... Y'a vraiment plus subtil comme approche d'un sujet, non?
    un autre bel exemple, c'est la petite fille oracle qui répéte bien 5 ou 6 fois sa prédiction des fois qu'un spectateur n'ait pas été attentif

  • Bzhnono

    20/10/2007 à 00h28

    Répondre

    A y est !


    Après quelques mois d'attentes, j'ai enfin vu Apocalypto. N'ayant pu le voir au ciné par manque de temps et de diffusion (1 semaine au Gaumont à côté de chez moi...une semaine seulement à l'affiche). 


    A la base j'ai jamais été fan de films de genre (Apocalypto en est un...je pense) mais connaissant et aimant beaucoup le travail de Gibson je me suis laissé embarqué dans ce film. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il vous colle au fauteuil pendant pas mal de temps : l'attaqe du village, les sacrifices et la folle course poursuite...waoh.


    Concernant les thèmes développés et les "paraboles ou allégories", il est certains qu'il faut rapprocher le personnage de Patte de Jaguar d'un personnage biblique (au hasard ...Jésus) puisque pas mal de scènes renvoients directement à la bible. on pense notament a la scène du sacrifice où le soleil et le héros renvoient conjointement à la scène du baptême de Jésus et à la transfiguration 


    Je n'ai pas grand chose à rajouter (il est tard...pas envie de développer) si ce n'est que j'ai tout de même été surpris par le côté viscéral du film. La Passion justifiait (selon les avis) le côté sanglant par le parti pris du réalisateur (montrer les souffrances du Christ telles qu'elles avaient dû se produire réellement), mais là faut avouer que ça saigne tout de même pas mal.


    Mais bon, pas beaucoup de défaut à dire à propos du film (a part les noms ridicules, l'humour un peu "pouet-pouet" du début et d'autres petites choses notamment la crédibilité de certains acteurs et un effet spécial : le jaguar en animatronic et parfois images de synthèse qui se voit tout de même beaucoup. 

  • Anonyme

    17/07/2010 à 22h20

    Répondre

    Il faut vraiment avoir le coeur bien accroché et l'esprit gore. L'hémoglobine coule à flot, et il faut vraiment être pervers et sadique pour apprécier ce film grossier. Déconseillé aux moins de 50 ans ...

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