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An 1 : des débuts difficiles (L')

Du Jack Black typique, avec de l'organe génital à tout va et un gros grain planté au milieu du crâne. Inégal, et décevant.

L'an 1. Zed (Jack Black) est un chasseur peu efficace, et Oh fils de Ooh (Michael Cera) cueille avec ferveur. Harassé par sa petite inexistence sans saveur, Zed croque le fruit défendu, et se fait bannir illico par le village, avec son compère. Tout d'abord persuadés que le monde s'arrête derrière les montagnes environnantes, ils vont découvrir à travers leur grand voyage toutes sortes de civilisations et de peuples bizarres...

Flèche Meat
Flèche Meet
Pas de scénario. Je sais, c'est un peu abrupt dit comme ça, au début d'un article, mais en même temps, c'est la première phrase qui me vient en tête en repensant à L'An 1. Imaginez simplement deux hommes préhistoriques confrontés au « monde extérieur », celui en dehors de leur village, allant à la rencontre des peuples hébreux ou romains, avec une notion de romance et d'esclavage. Un postulat certes trop rachitique pour faire quelque chose d'autre qu'une comédie, en admettant que les personnages principaux soient incarnés par des grandes pointures de l'absurde. A ma gauche, le trublion Jack Black, son bidon et son sourcil bondissant (voir sur l'affiche) ; et à ma droite, le timide Michael Cera, gaulé comme une crevette (voir sur l'affiche). Le premier débite sans interruption des flots de paroles anachroniquement décalées, comme à son habitude, tandis que le second subit les frasques de son pote et commente avec son verbe cynique, comme à son habitude. En somme, on en attend beaucoup, humoristiquement parlant, et les premières minutes nous poussent à y croire. C'est plutôt drôle, très crétin, et la plupart du temps hors contexte. Evidemment, un (trop ?) gros pourcentage des blagues attaquent en dessous de la ceinture, sans vergogne, tandis que la partie restante versera parfois dans le crade et le graveleux. On aime ou l'on aime pas, les goûts et les couleurs, to be or not be, mieux vaut être prévenu tout de même avant de franchir la porte à double battant qui nous sépare de la toile. Mais même si vous faites partie du public visé, il y a fort à parier qu'une bonne moitié du film vous laisse de marbre. Pas d'idées, peu de rythme, un mal grandissant de nos jours dans l'industrie du cinéma, n'est-il pas ? Harold Ramis, réalisateur notamment de Un jour sans fin, s'efface derrière son bébé à fourrure et laisse Jack Black mener la barque à grands renforts de grimaces.

Alors oui, au bout du compte, on est un peu déçu. D'abord, parce que c'est moins délirant que cela peut le paraître au premier abord ; et puis, on se dit que cela avait été sans Jack Black, c'est limite si le film aurait été produit, tellement il est inexistant. Il y a plus difficile à appréhender, mais il y a certainement mieux à voir cet été.

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2 commentaires

  • Anonyme

    18/08/2009 à 10h59

    Répondre

    Mi­chael Cera -> Donc sur l'affiche ce n'est pas une nénette

  • Anonyme

    21/08/2009 à 16h46

    Répondre

    mais qu'est ce qu'on lui trouve a Jack Black ?


    j'ai vu quelque un de ces films, et je comprend vraiment pas...

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