5.5/10

40 ans, toujours puceau

Like a 40 years old virgin

A 40 ans, Andy Stitzer (Steve Carell) est encore puceau. Au cours d'une partie de cartes, ses collègues de travail l'apprennent. Immédiatement, ils se mettent dans la tête de lui trouver une partenaire sexuelle...


Considéré comme « la meilleure comédie de l'année 2005 » par certaines critiques américaines et surtout caractérisé par plus de 100 millions de dollars de recettes, on pouvait attendre mieux de 40 ans, toujours puceau. Le film de Judd Apatow navigue entre humour débile, blagues vulgaires, quiproquos, remarques machistes et scénettes à tendance niaises.

Porté par l'impressionnant Steve Carell (Présentateur vedette : la légende de Ron Burgundy, la série The Office US), rempli d'expressions explicites, le long métrage donne la belle part aux gags visuels et à des silences déclencheurs de rires. A la manière d'un Peter Sellers ou d'un Jim Carrey, Carell change aisément de facettes, allant de l'ébahissement à la bêtise en passant par le mensonge et le satisfaction enfantine.
Les paroles sur la gente féminine ont de quoi en froisser plus d'un et une. Les femmes sont souvent réduites à des sexes, des corps et qualifiées avec des mots tels « bitch », « whore », etc. A titre d'exemple, les blondes sont forcément des cruches nymphomanes. Même si cela représente le discours d'un bon nombre d'hommes, on peut tout de même le regretter. Cela va de pair avec des plaisanteries vulgaires telles un jet de vomi en pleine tête ou s'uriner dessus.
Néanmoins, le film trouve globalement un rythme moins douteux où certaines scènes se démarquent: la séance d'épilation, le « speed dating », l'essayage de préservatifs, le rendez-vous chez le conseiller sexuel... Intelligemment, les scénaristes se moquent des clichés entre races en lançant des vannes assassines sans discriminations.

Entre une tendresse nostalgique envers un adulte qui n'a pas vraiment grandi (le coup des figurines des années 70 et 80 est délicieux), des blagues savoureuses, une vulgarité parfois trop lourde et un final forcément un peu gnan gnan, 40 ans, toujours puceau ne parvient pas à trouver un vrai équilibre. Les français seront beaucoup moins touchés que les américains par ce héros qui attend le jour du mariage pour faire l'amour.

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3 commentaires

  • KalistoR

    03/06/2006 à 12h46

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    Bande de rats, vous auriez tout de même pu leur offrir une passe dans une maison close... Mince, 40 ans toujours puceau !

  • sven

    03/06/2006 à 17h18

    Répondre

    j'ai toujours pas gagné

  • KaSuGayZ

    03/06/2006 à 18h06

    Répondre

    tjrs puceau ? (:

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