9.5/10

π

AbracadaPI

Les vrais créateurs sont inclassables. Le film de Darren Aronofsky (qui plus tard réalisera le fameux Requiem for a Dream), Pi, fait partie de ces objets culturels non identifiés. Tourné avec moins de 60 000 dollars, dont la plus grosse partie vient d'amis personnels d'Aronofsky à qui il promettait 150 dollars en échange de 100 prêtés (ils sont tous remerciés dans le générique de fin !), en noir et blanc "reversal" (c'est à dire très contrasté sans gris : vraiment noir et blanc et rien d'autre) le tout baignant dans une ambiance sonore Jungle/electro ce film est une preuve de plus que le talent et l'imagination font plus que les tonnes d'effets spéciaux, les têtes d'affiches et les campagnes de promotions dignes du troisième reich réunis par les blockbusters hollywoodiens. Présenté de cette manière on pourrait croire que Pi serait un petit film sympa "à la" Blair Witch, une surprise de type étoile filante dans le ciel étoilé du cinéma contemporain. Il n'en est rien. Si Blair Witch est bien le film emblématique d'une époque, et qui une fois sorti de son contexte se révèle être le digne représentant de l'air du temps d'un moment donné, c'est à dire une enveloppe de vide, Pi est lui destiné à rester. Je ne voudrais pas commettre de blasphème mais je vois bien un futur à la Metropolis pour ce film.

Max est un mathématicien prodige. Le jeu favori de sa petite voisine est de lui soumettre deux chiffres et une opération et de vérifier que le résultat qu'il lui donne est bien correct. Il travaille sur les prévisions boursières, ce qui lui vaut un pressing
constant de la part de "chasseurs de têtes" travaillant pour les banques. Il est sur le point de trouver la formule magique, la véritable pierre philosophale de notre temps, qui lui permettra des prédictions d'une précision absolue sur l'évolution des cours. Cependant les golden boys ne sont pas les seuls intéressés, d'autres religieux, des juifs étudiants la cabbale, sont eux aussi en lice pour soutirer le secret du cerveau de Max...

Que ce soient les financiers de Wall Street ou les Hassidim les plus intégristes, ce ne sont que leurs visions du monde qui change, mais dans le fond c'est le même ressort qui les anime. Ils souhaitent dominer les autres. Ce message particulièrement fort est une des thèses centrales de Pi. Plus profondément c'est tout le problème du mérite qui est soulevé dans ce film. Le seul qui comprenne le message se désintéresse des applications qu'il pourrait en tirer. Les manipulateurs eux n'y ont pas accès, aveuglés qu'ils sont par leurs ambitions. Cependant la Connaissance n'est jamais gratuite, comme en témoignent les violentes migraines et la quasi-schizophrénie dont souffre Max. Comme Icare, à trop vouloir savoir on se brûle les ailes... La solution serait-elle celle de son ancien professeur qui lui a arrêté ses recherches quand son ordinateur à explosé, bloquant sur une sorte de mur conceptuel ?

Vous l'avez compris, le champ de ce film est essentiellement intellectuel. Bien sûr ne vous attendez pas à de longues et coûteuses (pour le producteur) poursuites automobiles ou à des scènes d'action du type Ong Bak. Cependant même si vous n'êtes pas mathématicien professionnel, je suis sûr que vous serez tenu en haleine par Pi. La progression de l'intrigue est très bien maîtrisée et débouche sur une fin renversante. Ce film, dans sa forme me fait beaucoup penser à du Palahniuk. Des répétitions (notamment dans les scènes qui précèdent les terribles migraines de Max) qui se modifient insensiblement au cours du récit et des séquences/phrases chocs qui tombent comme des couperets signent un style très personnel. Le choix de la technique "Noir OU Blanc" est aussi esthétiquement très réussi, cette augmentation artificielle des contrastes colle bien avec cette image d'un Max vivant dans le monde éthéré de l'esprit mais poursuivi sans relâche par les plus bas aspects matériels (par exemple le bug de son ordinateur). D'ailleurs le format même du film n'est pas le fruit du hasard, il ne s'agit pas de 16/9 ème, le rapport entre longueur et largeur est égal au nombre d'or (1,61...), celui là même qui est utilisé dans l'architecture grecque et dans les spirales des coquillages. Il me semble donc normal de mettre pour note Pi au carré soit 9.8696044...

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29 commentaires

  • supermorbak

    01/12/2005 à 22h07

    Répondre

    J' adhère à la critique de Kasaad.
    Ce film est une merveille . Il me fait un peu penser à mon film préferré "Brasil" dans la mesure où l' oppression est omnipresante( l' acteur principale ressemble d' ailleurs beaucoup à celui de Brasil, si çà ce trouve c' est le même acteur, j' ai pas fait gaffe). Et comme dans Brasil, les seuls moments où on se détend, c' est quand y a la nana qui intervient, ou la p' tite voisine avec sa calculatrice.
    Sinon, je parlais de l' opression. Elle est alimentée à chaque instant par un téléphone qui sonne de façon continelle et stridente, un cadrage tordu, une lumière éblouissante qui succède à l' obscurité, des bruits de machines non présentes sur la scène, des hurlements , ect... de la pure opression. Et cette réalité parallèle n' est pas créée avec des décors étranges, ou futuristes. Non, c' est juste les bruitages et le cadrage qui nous plongent dans un autre monde, un monde pouri.

    J' suis pas sadomaso mais j' ai adoré.
    Surement parsque j' aime les belles remises en question du system.
    Et puis l' intrigue est bien ficelée. On veut savoir.
    La fin est géniale.
    Bref : Les benets qui regardent TF1, qui vont voir Tombraider, batman the begining ou XXL au cinéma, ce film n' est pas pour vous.
    Pour les autres , a voir ABSOLUMENT.

  • schiste

    02/12/2005 à 01h10

    Répondre

    supermorbak a dit :
    Bref : Les benets qui regardent TF1, qui vont voir Tombraider, batman the begining ou XXL au cinéma, ce film n' est pas pour vous.

    J'ai regardé Tomb Raider et XXL, vu batman begins au ciné... et j'ai adoré Pi... il ne faut pas cataloguer les gens comme ça, Je ne vois pas pourquoi des que l'on apprécie de se détendre devant un film "pas d'auteur" de suite on peu pas aimer les films d'auteurs... car Pi est simplement une petite merveille.. d'ailleurs meme des gens aimant les films d'auteurs n'ont pas apprécié Pi ...

  • ;-)

    02/12/2005 à 10h01

    Répondre

    J'espère qu'il n'y aura jamais de suite à ce film.
    Vous imaginez vous : Pi 2, Pi 3, ... jusqu'à Pi 7 !!!!

    (pissette)



    Elle est bonne hein ?
    Par contre en énegliche cela donnerait un classieux pi seven

    (peace heaven)



    bon OK j'avoue j'ai piqué cette vanne à Frantico (lire son blog) qui lui même la tenait de quelqu'un d'autre.

  • nazonfly

    02/12/2005 à 10h33

    Répondre

    Excellent film que Pi que j'avais d'ailleurs critiqué il y a quelques temps de celà!

    Pour moi le sujet est presque le même que celui de Requiem for a dream : celle de l'addiction, ici c'est pour la recherche, en gros pour le travail.
    C'est un film tout simplement marquant.

  • ;-)

    02/12/2005 à 11h33

    Répondre

    Je suis moi aussi d'accord avec Kassad : [i]Pi est un OVNI, aussi bien sur le fond que sur la forme.
    C'est un film sans concessions où rien n'est fait pour bercer confortablement le spectateur : exit le kung-fu ou Pamela Anderson, place à des séquences épileptiques en noir et blanc illustrant le désordre mental du personnage principal.


    nazgul666 a dit :
    Pour moi le sujet est presque le même que celui de Requiem for a dream
    C'est vrai : la dépendance qui vire à l'obsession est le thème commun de ces deux films qui se focalisent moins sur l'objet (qu'il s'agisse de la nourriture, la drogue, le sexe ou le nombre pi) que sur l'obsession elle-même et les visions qu'elle inspire.
    On notera également que dans Pi il est possible d'apprivoiser ses obsessions, ce qui est moins évident dans Requiem for a dream[/i].
    Entre-temps Darren Aronofsky serait-il devenu plus pessimiste ?


    Enfin, pour la petite histoire j'ai lu sur un site : à la fin Jenna demande le résultat de la division 748/238. Fraction équivalente à 22/7 qui est une approximation grossière de pi.

    Je ne me souviens pas de tous les événements du film (et encore moins d'une division) mais ça ne m'étonnerait pas que cette info soit vraie. Si quelqu'un peut confirmer...

  • supermorbak

    04/12/2005 à 12h26

    Répondre

    Je confirme.
    la p'tite fille : - "et combien font 748 divisés par 238 ? ... Moi je sais ! T' as trouvé ? "
    Max ne répond rien, et la caméra film le sommet d' un platane. Puis c' est le générique de fin.

    Je n' ai vu le film qu' une fois pour l' instant mais j' imagine qu' à chaque fois on découvre des petits détails. J' me demande d' ailleurs ce que c' est que ce bonhomme qui perd son sang dans la station de métro. On le voit revenir plusieurs fois dans le film, mais j' ai pas trop compris. Tout comme la cervelle qui traine un peu partout. C' est les mystères des psychoses de Max...

    PS : Désolé si je t 'ai blessé Shiste, effectivement je suis sectaire . J' peux pas m' empècher de cracher sur les films commerciaux, ainsi que sur la musique commerciale. J' suis convaincu qu' ils nuisent aux artistes. Par contre j' devrais m' abstenir d' insulter ceux qui ne sont pas de mon avis.
    Heu...mais sinon, sérieusement, comment t' as fait pour regarder Tombraider jusqu' au bout ?

  • ;-)

    04/12/2005 à 12h34

    Répondre

    Merci supermorbak.
    Ca fait plaisir de voir qu'il y en a au moins un qui se dévoue....


    supermorbak a dit :
    J' me demande d' ailleurs ce que c' est que ce bonhomme qui perd son sang dans la station de métro. On le voit revenir plusieurs fois dans le film, mais j' ai pas trop compris. Tout comme la cervelle qui traine un peu partout. C' est les mystères des psychoses de Max...

    Honnêtement je ne pense pas qu'il faille chercher à comprendre chaque séquence de Pi...
    Max sombre dans l'obsession. Le début du film souligne d'ailleurs très clairement la paranoïa du personnage qui vit enfermé dans son appartement, protégé par plusieurs serrures : sa recherche est tellement importante pour lui, qu'il s'imagine (à tort ou à raison) un complot. C'est d'ailleurs un moyen de survaloriser encore plus sa recherche : si ce n'était pas important personne ne le convoiterait.

    Son obsession lui fait voir des messages et des ennemis tout autour de lui (tu as parlé très justement de l'atmosphère oppressante du film).
    Comment distinguer le réel de l'imaginaire dans ce que le film nous montre ?

  • Latac

    14/01/2006 à 23h18

    Répondre

    Je viens de finir ce film sur DVD il y a 5 minutes et j'adhere completement à l'enthousiasme des critiques ci-dessus.

    Cependant, j'ai un problème avec la fin dont j'ai l'impression d'être passé à côté ... Je n'ai pas du vraiment bien comprendre ...
    est-ce que quelqu'un accepterait de la faire mieux comprendre ? (peutêtre directement sur mon email pour ne pas gacher le film à ce qui lirait ce forum sans l'avoir encore vu : latac@voila.fr)

    Merci d'avance!

  • naweug

    17/01/2006 à 14h37

    Répondre

    Très bonne critique pour un film très difficile d'accès.
    Tu ne mentionnes pas la musique, qui pourtant, crée un effet assez stressant, au même titre que le téléphone ou les coups. Mais elle est brillante et sublime pendant le film. Alors que sortie de son contexte, elle frappe beaucoup moins (et limite sans intérêt quelconque).

    a dit :
    C'est vrai : la dépendance qui vire à l'obsession est le thème commun de ces deux films qui se focalisent moins sur l'objet (qu'il s'agisse de la nourriture, la drogue, le sexe ou le nombre pi) que sur l'obsession elle-même et les visions qu'elle inspire.
    On notera également que dans Pi il est possible d'apprivoiser ses obsessions, ce qui est moins évident dans Requiem for a dream.
    Entre-temps Darren Aronofsky serait-il devenu plus pessimiste ?

    Je ne pense pas. C'est juste qu'il me semble que le sujet drogue entraîne une dépendance encore plus forte que les chiffres. Et autant la drogue entraîne un état de fébrilité et de bien-être, autant les chiffres n'apportent jamais un seul instant un souffle à Max pour arriver à survivre.
    Je pense aussi que dans les deux films, l'obsession est meurtrière tout autant. Pi est juste beaucoup plus barré que Requiem, vu que la cause de cette obsession est beaucoup moins palpable et concrète que la drogue.

    [quote];-) a dit :
    Max sombre dans l'obsession. Le début du film souligne d'ailleurs très clairement la paranoïa du personnage qui vit enfermé dans son appartement, protégé par plusieurs serrures : sa recherche est tellement importante pour lui, qu'il s'imagine (à tort ou à raison) un complot. C'est d'ailleurs un moyen de survaloriser encore plus sa recherche : si ce n'était pas important personne ne le convoiterait.

    Son obsession lui fait voir des messages et des ennemis tout autour de lui (tu as parlé très justement de l'atmosphère oppressante du film).
    Comment distinguer le réel de l'imaginaire dans ce que le film nous montre ?[/quote]

    Essayer de tout comprendre dedans est peut-être une erreur. Je crois que le film fonctionne bien mieux avec une notion de mystère. Et moi je suis comme Mulder, je crois aux complots !

    supermorbak a dit :

    PS : Désolé si je t 'ai blessé Shiste, effectivement je suis sectaire . J' peux pas m' empècher de cracher sur les films commerciaux, ainsi que sur la musique commerciale. J' suis convaincu qu' ils nuisent aux artistes. Par contre j' devrais m' abstenir d' insulter ceux qui ne sont pas de mon avis.
    Heu...mais sinon, sérieusement, comment t' as fait pour regarder Tombraider jusqu' au bout ?


    Huhu, moi j'ai regardé Tomb Raider plusieurs fois.. et pourtant c'est méga naze .
    Et je crois que ton débat "le commerce nuit aux artistes", je te répondrai que ce sont les ventes qui font vivre l'artiste. Maintenant, on est d'accord, écouter de la soupe ou voir des blockbusters n'est vraiment pas mon trip. Malheureusement la majorité de la société n'a pas l'esprit assez critique (du à un manque d'informations, d'éducation, etc etc..) pour dépasser les conditionnements engendrés par les majors (dans tous les domaines) et se complaît aussi là-dedans.

    Mais tout cela est hors sujet

  • ;-)

    17/01/2006 à 16h33

    Répondre

    Guewan a dit :

    il me semble que le sujet drogue entraîne une dépendance encore plus forte que les chiffres.

    Dans la réalité c'est vérifié... mais dans le cadre du film Max est accro à sa recherche... c'est sa drogue.

    [quote][b]Guewan a dit :

    autant la drogue entraîne un état de fébrilité et de bien-être

    Intéressant... tu peux développer ?



    Guewan a dit : [/b]

    Essayer de tout comprendre dedans est peut-être une erreur.
    [/quote]

    Nous sommes donc entièrement d'accord !

    ;-) a dit :


    Honnêtement je ne pense pas qu'il faille chercher à comprendre chaque séquence de Pi...

  • naweug

    17/01/2006 à 16h36

    Répondre

    Vivi pour la dernière remarque

    Quant à l'état de fébrilité et de bien-être, dois-je vraiment préciser ?

  • ;-)

    17/01/2006 à 16h52

    Répondre

    Je plaisantais bien sûr...

    L'adresse de ton fournisseur me suffira

  • supermorbak

    18/01/2006 à 18h13

    Répondre

    alors pour l' adresse c' est 58 av brossolette résidence beau soleil batiment C
    un peu à gauche de l' entrée. Et t' inquiète pas , c' est d' la bonne

    woups, j' sens qu' on va encore me faire la morale...


    Ravi de voire que le post consacré à PI est une fois de plus détéré. Ce qui prouve dans tous les cas qu' il succite des réactions et ne laisse pas indiférents ( contrairement à toute cette soupe qu' il faudrait que j' arrête de discréditer si je veux rester crédible ).
    A peine après l' avoir vu j' suis allé sur le net pour trouver des critiques du film et voire si j' étais le seul fada à avoir adoré. Et c' est là que j' ai découvert Kreinen...

    Pour en revenir à notre sujet : PI . Y a toujours des trucs que je m' explique pas, et qui de l' avis général semblent inexplicable. Mais quand même j' aimerais bien quelques sentiments sur ces détails :
    -Le cerveau qui fait "BIIIP" quand on appuie dessus
    -Le mec qui a du sang qui coule de sa manche dans la rame de metro
    -les fourmis qui vivent dans l' ordi
    - et d' autres détails renforçant le sentiment de malaise

  • ;-)

    19/01/2006 à 17h56

    Répondre

    supermorbak a dit :
    alors pour l' adresse c' est 58 av brossolette résidence beau soleil batiment C
    un peu à gauche de l' entrée. Et t' inquiète pas , c' est d' la bonne

    C'est ton adresse ?
    C'est donc toi qui fournit Guewan ?
    T'as pas honte de corrompre la belle jeunesse française et les nouveaux sur Krinein ?



    [quote]supermorbak a dit :
    Y a toujours des trucs que je m' explique pas, et qui de l' avis général semblent inexplicable.[/quote]

    C'est pas tellement qu'il n'y a pas d'explications... je suppose que Darren Aronofsky et son équipe savaient ce qu'ils faisaient... c'est juste que l'on n'est pas obligé de tout comprendre pour apprécier et je suis d'accord avec Guewan pour dire que cela peut même faire parti du charme...

    J'avais été horriblement déçu quand j'ai vu la version longue de [i]Blade Runner et lu l'interview de Ridley Scott qui donnait les clefs...

    Tout d'un coup le film devenait moins mystérieux et moins attirant à mon goût.

    D'un autre côté pour un passionné de Pi comme toi je peux comprendre que tu cherches des réponses.

    supermorbak a dit :

    j' aimerais bien quelques sentiments sur ces détails :
    -Le cerveau qui fait "BIIIP" quand on appuie dessus
    -Le mec qui a du sang qui coule de sa manche dans la rame de metro
    -les fourmis qui vivent dans l' ordi


    Les fourmis qui vivent dans l'ordi m'ont fait penser aux bugs informatiques : en 1945 les pionniers de l'informatique expliquaient la défaillance d'un ordinateur par la présence d'un papillon de nuit dans les circuits de l'appareil. Le terme "bug informatique" fut employé (pour ceux qui ne connaissent pas la langue de J'expire le mot "bug" désigne un insecte)...

    Depuis on parle de bugs même si aujourd'hui il n'y a plus guère d'insectes qui vivent dans les entrailles des ordinateurs... sauf dans celui de Max où il y a des fourmis


    On peut aussi voir ces fourmis comme une métaphore du film : les apparences sont trompeuses... dans la machine, objet mort, il y a des êtres vivants que l'on ne soupçonneraient pas au premier abord... dans la vie de Max, mathématicien , il y a des événements incroyables...


    Une troisième interprétation serait que Pi n'est en fait qu'un gigantesque tremplin publicitaire pour permettre au roman de Bernard Werber de percer le marché américain (marché difficile s'il en est car dominé depuis de nombreuses années par le best-seller L'Alphabet[/i])...

    Bref les interprétations sont infinies et la vérité est ailleurs...

  • naweug

    19/01/2006 à 18h09

    Répondre

    ;-) a dit :
    la belle jeunesse française


    Merci du compliment

  • supermorbak

    19/01/2006 à 18h53

    Répondre

    mais ouais c' est çà !

    Les "fourmis" ne sont qu' un message publicitaire habilement camouflé !
    Je me suis fait avoir comme un bleu. A force de tester moi même mes produits douteux, il semblerait que j' ai beaucoup perdu de mon légendaire sens de l' observation.

    Et le cerveau qui fait "biiip", encore une allusion à Werber ! Si, si, souvenez vous de la couverture de "l'ultime secret".
    http://www.boitearecettes.com/critiques ... -07-11.gif

    Et voila, on a découvert presque tous les secrets de PI .
    Et au fait, y en a qui ont essayer de prononcé à voix haute la séquence pour voire ?

    Encore un post constructif, rationel et exemplaire...je sais....

  • Veterini

    19/01/2006 à 19h38

    Répondre

    Meuh, les fourmis sont une référence a Pratchett et à Hex (ou Sort en VF ou VO je sais plus) une sorte d'ordinateur magico-scientifique qui fonctionne effectivement avec des fourmis.

  • Anonyme

    30/05/2007 à 23h48

    Répondre

    Bonjour,
    Je viens de visionner ce film. Je dis visionner car, je crois que cela va au-delà du regard sans doute restrictif. La vision est un état où la vérité devient descriptive, accessible et intelligible. Tout comme le héros, visionnaire, intègre mais pas intégriste. Je pense que le fondement des mathématiques est la réduction à la plus simple expression d'un problème. Ce que nous apprend, Max, c'est que ça n'est pas tant le nombre qui compte mais l'énoncé. La façon de l'appréhender, de l'accepter et de l'absorber.
    Il nous parle du mythe qui revient sans cesse sous la forme des relation entre les penseurs mathématiciens antiques et la spiritualité originelle.
    C'est à dire, cette question qui tourmente chacun de nous: où est l'origine?
    Et comme en mathématique, il s'agit de donner la plus simple expression comme réponse à cette question. Le film démontre le rapport directe entre les recherches de l'humanité et la spiritualité. Il montre que la religion des hommes revêt différent habits, mais qu'en définitif, la seul croyance reste le pouvoir ultime qui est le moteur de notre vie.
    Nous croyons ainsi pouvoir posséder la formule qui ferait de nous non plus des créatures d'un Dieu mais le Dieu. La possession est la croyance ne font qu'un.
    Je crois que c'est pour cela que Max décide comme seule voie possible de réduire à la plus simple expression qu'il soit le résultat de sa propre séquence: la vie.
    Je recommande ce film à tous ceux dont l'intelligence,ce n'a pas supplantée celle du coeur.

  • Anonyme

    17/09/2007 à 09h32

    Répondre

    si PI est un nombre-univers , c'est Max qui le trouvera (?), Max dont la particularité est d'être schizophrène.


     Max se protège de la "réalité" et peut-être que les fourmis sont la représentation obsessionnelle de cette réalité qui s'immisce de temps en temps dans la vie de Max (malgré tous ses verrous!).


    Si l'esprit ne peut se formaliser dans une équation, encore moins celui d'un schizophrène!


    Donc restons "humble" : le secret de l'univers ne se révèlera peut-être qu'à notre coeur


     

  • protoss

    17/09/2007 à 20h23

    Répondre

    Le film est plutôt une critique contre la recherche passionnelle et sans limites plutôt qu'une vision métaphysique, quoi qu'il y a les deux in fine, lorsque le savant tombe sur la spirale, représentation de la galaxie, de la voie lactée (toutes les galaxies ne sont pas des spirales).


    De plus, il ne cherchait pas le secret de l'Univers (si tant est qu'il y en ai un), mais le secret de la Bourse. Par la suite, ses convictions ont été déviés par les cabalistes, il sombre alors dans la folie mystico-religieuse.


     Tout de suite "schizophrène"... il y a trouble de la personnalité, mais pas dédoublement. Plutôt maniaco-dépressif, maniaque dans sa recherche, dans sa lute contre les fourmis, et dépressif dans son associabilité.


     


     


     

  • Wax

    17/09/2007 à 21h01

    Répondre

    "
    Tout de suite "schizophrène"... il y a trouble de la personnalité, mais pas dédoublement."


    La schizophrénie différents troubles, pas forcément le dédoublement de la personnalité, même si c'est le plus connu et "populaire" 

  • protoss

    17/09/2007 à 21h27

    Répondre

    Ouaip, la schizophrénie au sens populaire c'est un peu tout et n'importe quoi, de toute façon, une façon distinguée de dire fou.


     

  • Anonyme

    07/01/2008 à 22h56

    Répondre

    En fait le personnage de Max fait penser à celui d'Elliott (La théorie des vagues) qui était persuadé que tous les cycles de vie pouvaient être mis en séquences...


     Quant à la fin abrupte, j'y vois le fameux "heureux les simples d'esprit car le royaume des cieux leur est offert"...


     

  • Anonyme

    29/01/2008 à 20h29

    Répondre

     


    Salut, j'ai vu ce film il y a quelques jours, j'ai adoré l'ambiance. Mais un détail m'échappe: quand le héros se fait rattraper par l'équipe de Wall Street, la femme lui reproche de ne leur avoir fourni "qu'une partie du code", ce qu'il confirme (ou ne nie pas) en répliquant " you silly, evidemment, vous y croyiez... ? etc..."


    Or, à aucun moment on ne voit Max leur communiquer des informations dans le film ; de plus, la "femme de Wall street" (dont j'ai oublié le nom) tient dans la main, au moment où elle lui dit cela, le papier récupéré dans une poubelle sur lequel figure le fameux nombre à 216 chiffres. Elle a donc le nombre dans son intégralité, si c'est ça qu'elle cherche...


    Quelqu'un pourrait m'expliquer ?


    Désolée d'être pragmatique... mais ce point du film m'intrigue... J'ai dû louper quelque chose !  


     


     

  • nazonfly

    29/01/2008 à 20h36

    Répondre

    Je te répondrai quand je le reverrais D'ici là, tu auras sans doute oublié ta question

  • Anonyme

    31/01/2008 à 11h34

    Répondre

     


    OK


    Question toujours d'actualité en tout cas  !


     


    Merci !


    Elsa

  • Anonyme

    27/02/2008 à 01h35

    Répondre

    @ Elsa : L'imprimante avait-elle imprimé le chiffre en entier ?


     Ou plus simplement (enfin non c'est pas plus simple...), ce chiffre est-il la séquence explicable des cycles de la bourse puisqu'il semble être doué de plus grandes facultés !


    Ou cette femme de Wall Street ne sait pas utiliser ce nombre et il lui ment volontairement ? 


    Ou Dieu n'aurait pas inventé la bourse ? Waouh !


    Plus sérieusement j'en sais rien ! Daarreeeennnnn !!! 

  • riffhifi

    14/07/2009 à 00h01

    Répondre

    J'ai revu Pi ce soir... Dix ans après la première vision (à sa sortie donc, comme le temps file), le film était resté intact dans ma tête. C'est rare, et j'ai réalisé à quel point je l'avais trouvé fort. Je crois que je le chéris plus que Requiem for a dream, qui était pourtant une grosse claque aussi.


    Pi, ça avait vraiment la classe de '99...

  • Anonyme

    17/12/2010 à 22h27

    Répondre

    Les fourmis sont simplement presentes pour explique un bug informatique.


    Le cerveau qui fait 'bib', tout comme l'homme qui chante et qui disparait dans le metro et le sang qui coule de la manche de l'homme sur le quai du metro, sont simplement des hallucinations de Max.

    Ce film represente plus qu'une claque, pire que Requiem for a dream; meme genre meme si PI est plus choquant avec le temps.

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Des grands classiques aux films d'actions hollywoodiens. Pas de tabous chez Krinein cinéma, hormis, peut-être, les films français qui sont trop souvent oubliés.

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